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  • Brancher plusieurs détecteurs de mouvement sur une lampe — câblage en parallèle

    Un seul détecteur de mouvement couvre rarement bien deux accès distincts. Pour une allée en L, un coin de maison ou un préau avec deux entrées, il faut deux capteurs qui pilotent la même lampe. Le câblage en parallèle des sorties permet ça, à condition de respecter quelques règles. Voici le schéma, le pas-à-pas et les limites à connaître avant de relier deux détecteurs PIR sur un seul point lumineux.

    Pourquoi vouloir 2 détecteurs sur une lampe — couvrir 2 axes d’approche

    Un détecteur PIR classique a un angle de détection compris entre 90° et 180° et une portée de 8 à 12 mètres selon le modèle. Dès qu’une zone à surveiller fait un angle, présente un obstacle (mur, pilier, haie) ou couvre plus de 12 mètres en ligne droite, un seul capteur laisse des angles morts.

    Les cas typiques où deux détecteurs valent mieux qu’un :

    • Allée en L entre portail et porte d’entrée, avec un mur de refend qui coupe la ligne de vue.
    • Coin de maison où deux façades doivent être couvertes en même temps par la même lampe d’angle.
    • Préau ou carport avec une entrée piétonne et une entrée véhicule.
    • Couloir intérieur en T desservi par un seul plafonnier automatique.
    • Cage d’escalier sur deux niveaux avec un seul point lumineux à mi-hauteur.

    Plutôt que d’installer deux lampes distinctes, on garde un seul point lumineux et on multiplie les capteurs. Avantage : un seul circuit d’éclairage, une seule ampoule à remplacer, deux yeux pour la détection. Pour comprendre comment choisir le bon capteur en amont, voir le guide complet détecteurs de mouvement.

    Le câblage en parallèle — schéma de principe

    Le principe est simple : chaque détecteur reçoit la phase (L) et le neutre (N) en permanence. Chaque détecteur dispose d’une sortie commutée (souvent notée L’, sortie charge, ou « lamp ») qui délivre la phase vers la lampe uniquement quand le capteur déclenche. On relie les deux sorties L’ des deux détecteurs sur le même fil qui alimente la lampe.

    Schéma de principe en mode texte :

    • Arrivée secteur 230 V : phase + neutre + terre.
    • Phase distribuée vers l’entrée L du détecteur 1 ET vers l’entrée L du détecteur 2 (en dérivation).
    • Neutre distribué vers le N du détecteur 1, le N du détecteur 2, ET le N de la lampe.
    • Sortie L’ du détecteur 1 reliée à la borne phase de la lampe.
    • Sortie L’ du détecteur 2 reliée au même fil, donc à la même borne phase de la lampe.
    • Terre directe vers la lampe si celle-ci est métallique (classe I).

    Conséquence électrique : si le détecteur 1 OU le détecteur 2 déclenche, la lampe s’allume. C’est un OU logique câblé en parallèle des sorties. Aucun des deux détecteurs n’a besoin de savoir que l’autre existe.

    Point à vérifier sur la fiche fabricant : la sortie du détecteur doit être de type « relais sec commuté » ou « sortie phase commutée » avec diode de roue libre acceptable en parallèle. Certains détecteurs bas de gamme avec sortie triac n’aiment pas être mis en parallèle directe sur la même charge — le courant de fuite d’un module peut maintenir l’autre allumé. Si la doc mentionne « triac output », vérifier avant d’acheter ou prévoir un relais externe en aval.

    Étape 1 — couper, identifier les phases, marquer les fils

    Avant toute manipulation : couper le disjoncteur correspondant au tableau, puis vérifier l’absence de tension au testeur (VAT) sur tous les fils accessibles. La consigne NF C 15-100 n’est pas une option — c’est ce qui évite l’arc électrique en cas d’oubli d’un circuit voisin.

    1. Repérer le disjoncteur du circuit lumière concerné. Le couper. Coller un ruban « ne pas réarmer » sur la manette si plusieurs personnes vivent dans le logement.
    2. Avec un VAT (vérificateur d’absence de tension), tester la phase à l’arrivée de la boîte de dérivation où va se faire le câblage. Tester phase contre neutre, phase contre terre, puis chaque conducteur contre la terre.
    3. Identifier les fils. En France, code couleur normalisé : marron ou rouge = phase, bleu = neutre, vert/jaune = terre. Si le bâti est ancien, les couleurs peuvent être incohérentes. Dans ce cas, rétablir brièvement le courant (avec un seul fil dénudé à la fois et tout le reste isolé) pour identifier au VAT, puis recouper et marquer chaque fil au scotch d’électricien étiqueté.
    4. Marquer L, N, L’ (sortie vers lampe), et les arrivées de chaque détecteur. Sur un schéma papier, dessiner où va arriver chaque fil. Ça évite l’erreur classique : inverser un L’ avec un L et alimenter en permanence la lampe (court-circuit interne du détecteur ou casse du relais).
    5. Préparer les outils : pince à dénuder, tournevis isolés, dominos ou bornes Wago 221 (recommandées pour les dérivations propres), boîte de dérivation IP55 si l’installation est extérieure.

    Pour l’extérieur, la boîte de dérivation doit être étanche IP55 minimum, vissée sur un support stable, avec passage de câbles par presse-étoupes. Toutes les solutions extérieures conformes sont disponibles dans la catégorie éclairage extérieur détecteur.

    Étape 2 — raccorder les sorties des 2 détecteurs sur le même fil de charge

    Une fois les fils identifiés et marqués, le câblage se fait en boîte de dérivation. L’idée : créer trois nœuds (phase d’arrivée, neutre commun, sortie commutée commune) avec des bornes Wago ou des dominos sertis.

    1. Nœud Phase (L) : la phase d’arrivée du tableau entre dans une borne 4 entrées (ou un domino 5 ports). De cette borne partent : un fil vers le L du détecteur 1, un fil vers le L du détecteur 2. La phase n’est jamais reliée directement à la lampe — c’est ça toute l’astuce du détecteur.
    2. Nœud Neutre (N) : le neutre d’arrivée entre dans une borne 4 entrées. De cette borne partent : un fil vers le N du détecteur 1, un fil vers le N du détecteur 2, un fil vers le N de la lampe. Le neutre est commun à tout le monde, en permanence.
    3. Nœud Sortie charge (L’) : une borne 3 entrées reçoit la sortie L’ du détecteur 1, la sortie L’ du détecteur 2, et le fil qui part vers la borne phase de la lampe. C’est ce nœud qui réalise le OU logique : si l’un ou l’autre des détecteurs envoie la phase, la lampe s’allume.
    4. Terre : nœud terre commun, reliant l’arrivée terre du tableau à la lampe (et aux détecteurs s’ils sont en classe I, ce qui est rare — la plupart sont en classe II et n’ont pas de borne terre).

    Vérifier à la fin que chaque conducteur est bien serré dans sa borne — un fil mal serti chauffe et carbonise la boîte. Sur les Wago 221, le levier doit revenir en position basse complète. Sur un domino vis, serrer ferme sans écraser le cuivre.

    Refermer la boîte de dérivation. Remonter chaque détecteur sur son support, en respectant la hauteur de pose recommandée par le fabricant (généralement 2,2 à 2,5 m pour un détecteur PIR extérieur). Brancher la lampe.

    Étape 3 — tests et réglages indépendants par détecteur

    Réarmer le disjoncteur. Le premier test se fait toujours de jour si possible, pour voir les LED de signalisation des détecteurs sans gêne lumineuse.

    Procédure de test :

    1. Masquer complètement le détecteur 2 avec un carton ou un sac opaque. Passer devant le détecteur 1 dans sa zone de détection. La lampe doit s’allumer après le délai de mise en route (1 à 3 secondes selon les modèles).
    2. Attendre que la lampe s’éteigne (la temporisation est réglée au minimum par défaut sur la molette « TIME », souvent 5 à 10 secondes). Démasquer le détecteur 2 et masquer le détecteur 1.
    3. Passer devant le détecteur 2. La lampe doit s’allumer. Si elle ne s’allume pas, vérifier que la sortie L’ du détecteur 2 a bien été raccordée au nœud commun et pas oubliée.
    4. Démasquer les deux détecteurs. Tester les deux zones successivement, puis simultanément.

    Réglages des molettes (presque tous les détecteurs PIR en ont trois) :

    • LUX : seuil d’éclairement ambiant en dessous duquel le détecteur déclenche. À régler au crépuscule pour qu’il ne déclenche pas en plein jour. Tourner progressivement de jour vers la position « soleil » jusqu’à ce que la lampe arrête de s’allumer même si on passe devant. Le soir, elle redémarrera dès que la luminosité ambiante passera sous le seuil.
    • TIME : temporisation d’allumage après détection. Réglable de 5 secondes à 8 ou 10 minutes selon les modèles. Pour une allée, 30 secondes à 1 minute suffisent. Pour un garage où on s’arrête travailler, 3 à 5 minutes.
    • SENS : sensibilité de détection. Sur les modèles qui en disposent, à baisser si le détecteur déclenche sur un chat ou un passage de voiture sur la route à 15 m.

    Chaque détecteur garde ses propres réglages. C’est ce qui rend l’installation à 2 détecteurs intéressante : on peut avoir une zone « allée » avec temporisation courte et une zone « terrasse » avec temporisation longue, toutes deux pilotant la même lampe.

    Limites — temporisation se cumule ou se chevauche selon les modèles

    Le câblage en parallèle a une limite à connaître : les deux détecteurs travaillent en aveugle l’un de l’autre. Conséquences concrètes :

    • Chevauchement de temporisation : si le détecteur 1 déclenche, la lampe s’allume pour 1 minute. À la 40e seconde, le détecteur 2 déclenche de son côté — il redémarre sa propre temporisation de 1 minute. La lampe restera allumée jusqu’à 1 min 40 s au total. Ce n’est pas un cumul brut, c’est un OU logique sur les sorties : la lampe est ON tant qu’au moins un des deux détecteurs maintient sa sortie active.
    • Réflexion lumineuse parasite : certains détecteurs PIR bas de gamme se réveillent à cause de la variation thermique brutale de la lampe LED ou halogène qui s’allume. Si le détecteur 2 « voit » la lampe s’allumer (rayonnement IR de la lampe), il peut déclencher à son tour, ce qui prolonge artificiellement l’allumage. C’est rare avec des LED modernes (faible émission IR) mais possible avec un projecteur halogène 150 W. Solution : éloigner physiquement chaque détecteur de la lampe (au moins 1,5 m), ou orienter sa zone de détection à l’opposé du faisceau.
    • Boucle d’allumage : si les zones de détection des deux capteurs se superposent ET captent la zone d’allumage de la lampe, on peut avoir un effet de boucle où le détecteur A allume, le détecteur B voit la chaleur et reclenche, etc. Voir la question dédiée dans la FAQ.
    • Sortie triac et fuite : sur certains détecteurs avec sortie triac et lampes LED faible puissance, un courant résiduel de quelques mA peut maintenir la LED en faible luminescence même quand aucun détecteur ne déclenche. Solution : ajouter un condensateur « anti-glow » 100 nF / 400 V en parallèle sur la lampe, ou choisir un détecteur à sortie relais mécanique. Les détecteurs autonomes à sortie relais propre sont listés en détecteurs autonomes et alarmes.
    • Charge maximale cumulée : chaque détecteur a une charge max indiquée sur sa fiche (typiquement 800 W incandescent, 200 W LED). En parallèle de sortie, c’est toujours le détecteur qui déclenche qui supporte la charge. La charge max applicable reste celle du plus faible des deux. Vérifier que les deux détecteurs supportent la puissance de la lampe installée.

    Pour une installation 3 ou 4 détecteurs sur la même lampe, le principe est identique — on ajoute autant de sorties L’ en parallèle sur le nœud commun. Au-delà, mieux vaut passer par un relais externe ou un télérupteur avec entrées multiples pour garder la maîtrise du circuit.

    Une installation à 2 détecteurs bien placés couvre 95 % des cas d’extérieur résidentiel. Pour les modèles compatibles parallèle et le matériel de câblage adapté, parcourez la boutique et filtrez par type de sortie « relais ».

    Questions fréquentes

    Quel câblage si les 2 détecteurs sont éloignés de plus de 5 mètres ?

    Au-delà de 5 mètres entre les deux détecteurs, on ne fait pas le pont de phase et de neutre directement entre eux. On tire un câble depuis la boîte de dérivation principale (ou depuis le tableau si l’installation est neuve) vers chaque détecteur séparément, en 3G1,5 mm² minimum (phase + neutre + terre). La sortie L’ de chaque détecteur revient ensuite vers la boîte commune où s’effectue le nœud OU vers la lampe. Cette topologie « en étoile » évite les chutes de tension et facilite le dépannage : on peut isoler un détecteur sans toucher à l’autre. Au-delà de 30 m, vérifier la chute de tension avec la formule U = R × I — généralement négligeable pour une lampe LED, mais à recalculer pour un halogène ou un projecteur de forte puissance.

    Faut-il une protection supplémentaire au tableau électrique ?

    Pour un circuit lumière classique, un disjoncteur 10 A sur 1,5 mm² couvre déjà l’installation conformément à la NF C 15-100. Ajouter deux détecteurs ne change pas l’intensité de la lampe — c’est toujours la même charge qui est commutée. En revanche, si la lampe et les détecteurs sont en extérieur, vérifier que le circuit est protégé par un différentiel 30 mA en tête (obligatoire en France pour les circuits desservant l’extérieur). Si le circuit existant ne l’est pas, intercaler un disjoncteur différentiel 30 mA dédié au tableau. Aucun fusible ou disjoncteur supplémentaire n’est nécessaire entre les détecteurs et la lampe — la protection amont est suffisante.

    Mes 2 détecteurs se déclenchent en boucle — comment casser la cascade ?

    La boucle vient toujours d’un des trois facteurs suivants : (1) les zones de détection se chevauchent ET incluent la lampe, donc l’allumage de la lampe est interprété comme un mouvement par l’autre détecteur ; (2) un détecteur est orienté de façon à « voir » le faisceau lumineux ou la chaleur de l’autre détecteur ; (3) sortie triac avec fuite qui maintient artificiellement la lampe en faible luminescence et fausse la détection. Solution étape par étape : couper le détecteur 2 (le déconnecter physiquement). Vérifier que le détecteur 1 seul fonctionne normalement, sans cascade. Si oui, repositionner le détecteur 2 pour que sa zone de détection soit géométriquement séparée de celle du détecteur 1 et n’inclue pas la lampe dans son champ. Si la lampe est forcément dans le champ commun, baisser la sensibilité (molette SENS) et raccourcir la temporisation (TIME) sur les deux détecteurs. En dernier recours, masquer une partie de la lentille de chaque détecteur avec un bout de gaffer pour exclure la zone d’éclairement.


  • Comment fonctionne un détecteur de mouvement PIR — le principe sans jargon

    Un détecteur de mouvement PIR ne détecte pas un mouvement au sens optique du terme. Il détecte une variation de rayonnement infrarouge dans son champ de vision. La nuance est importante : un objet immobile peut être très chaud sans jamais déclencher le capteur, et un courant d’air à 35 °C peut faire allumer une lampe alors que personne n’est passé. Cet article démonte le principe brique par brique, sans approximation, pour que vous sachiez pourquoi votre éclairage extérieur se comporte comme il le fait — et comment choisir le bon capteur pour votre usage.

    Pour un panorama plus large des familles de détecteurs (extérieur, intérieur, autonomes), voir le guide complet détecteurs de mouvement.

    PIR = Passive Infrared — détecter la chaleur, pas le mouvement

    PIR signifie Passive Infrared. Passif, parce que le capteur n’émet rien : il se contente d’écouter le rayonnement infrarouge ambiant. Tout corps dont la température est supérieure au zéro absolu émet un rayonnement infrarouge dans la bande des grandes longueurs d’onde, autour de 8 à 14 micromètres pour un corps à température humaine (37 °C, soit environ 9,3 µm de pic d’émission).

    L’élément sensible à l’intérieur du boîtier s’appelle un capteur pyroélectrique. Concrètement, c’est un petit cristal (souvent du tantalate de lithium ou un dérivé céramique) qui génère une charge électrique transitoire quand sa température varie. Mot-clé : varie. Un cristal pyroélectrique ne donne aucune information sur la température absolue d’une scène — il ne réagit qu’aux changements.

    Un capteur PIR contient en réalité deux zones sensibles (parfois quatre sur les modèles plus récents), câblées en opposition. Quand la scène est stable, les deux zones reçoivent le même flux infrarouge, leurs charges s’annulent, le signal de sortie reste à zéro. Quand une source de chaleur traverse le champ, elle illumine d’abord une zone, puis l’autre. Les deux zones produisent alors un signal en opposition de phase, ce qui crée un pic différentiel exploitable par l’électronique de traitement.

    Conséquence directe : un détecteur PIR ne déclenche pas si la cible reste parfaitement immobile, même chaude. Et il déclenche d’autant mieux que la cible traverse perpendiculairement les zones de détection — un déplacement frontal, droit vers le capteur, est nettement moins efficace qu’un passage latéral.

    La lentille de Fresnel — comment elle découpe le champ de vision en zones

    Le capteur pyroélectrique nu a une surface sensible de quelques millimètres carrés. Sans optique devant, sa portée serait de l’ordre de 30 à 50 cm. Pour atteindre 8, 12 ou 15 mètres en extérieur, il faut concentrer le rayonnement infrarouge sur la pastille sensible. C’est le rôle de la lentille de Fresnel, ce dôme blanc strié qu’on voit sur tous les détecteurs.

    Une lentille de Fresnel classique est en polyéthylène HD (HDPE), un plastique transparent aux infrarouges grandes longueurs d’onde — un verre ordinaire, lui, bloque ces longueurs d’onde, on y reviendra. La surface de la lentille n’est pas lisse : elle est composée de dizaines de petites facettes, chacune fonctionnant comme une mini-lentille convergente qui focalise une portion précise du champ de vision sur le capteur.

    Résultat : le volume détecté n’est pas un cône continu, c’est une succession de faisceaux discrets, séparés par des zones aveugles. Quand on dit qu’un PIR a une portée de 12 m et une ouverture de 120°, on parle d’un volume découpé typiquement en 20 à 40 faisceaux, chacun de quelques degrés de large.

    C’est pour cette raison qu’un PIR détecte mieux un passage latéral : la cible coupe successivement plusieurs faisceaux, ce qui crée la séquence de variations attendue par le signal différentiel. Une cible qui s’approche pile dans l’axe ne traverse aucun faisceau adjacent — elle reste dans le même faisceau et le signal différentiel est faible.

    Selon le profil de lentille, on trouve plusieurs géométries :

    • Lentille rideau — champ étroit, allongé, idéal pour surveiller un couloir ou longer une façade.
    • Lentille grand-angle 120° à 180° — usage extérieur standard sur projecteur LED.
    • Lentille 360° plafonnier — découpe radiale autour de l’axe vertical pour une pièce intérieure.
    • Lentille double étage — combine détection longue portée à 0° et détection courte au sol pour éviter qu’un intrus ne rampe sous le faisceau.

    Le signal différentiel — pourquoi un objet immobile chaud ne déclenche pas

    Reprenons l’électronique. Les deux zones du capteur pyroélectrique sont montées en push-pull : leurs sorties sont soustraites l’une à l’autre. Si le flux infrarouge reçu par chaque zone est identique (scène stable, fond uniforme), la différence est nulle. Si une silhouette chaude traverse, elle entre d’abord dans la zone A, puis sort de A et entre dans B, puis sort de B. Le signal de sortie présente alors une signature caractéristique : un pic positif, puis un pic négatif, sur une durée de l’ordre de 100 ms à 1 s selon la vitesse de traversée.

    L’électronique de traitement filtre ce signal :

    • Un filtre passe-bande typiquement entre 0,3 Hz et 10 Hz coupe à la fois les variations très lentes (changement d’éclairage solaire au fil de la journée) et les variations très rapides (parasites électriques, vibrations).
    • Un comparateur à seuil ne valide la détection que si l’amplitude dépasse un certain niveau, réglable via le potentiomètre de sensibilité.
    • Une logique de comptage exige parfois deux pics successifs dans une fenêtre temporelle pour confirmer un passage humain — c’est ce qu’on appelle le mode pulse count, souvent positionnable sur 1, 2 ou 3 impulsions.

    C’est cette chaîne de traitement qui explique deux comportements souvent mal compris : un radiateur immobile, même brûlant, ne déclenche pas car il n’y a aucune variation différentielle ; en revanche, le soleil qui passe derrière un nuage en une seconde peut créer une variation suffisante pour franchir le seuil, surtout sur un capteur mal orienté plein sud.

    PIR vs micro-ondes vs combinaison double-tech — comparaison rapide

    Le PIR n’est pas la seule technologie de détection. Les deux autres familles courantes sont les micro-ondes (parfois appelés à tort « radar », même si techniquement c’en est un) et les détecteurs à ultrasons. Les ultrasons sont aujourd’hui marginaux en résidentiel ; on se concentre sur PIR et micro-ondes.

    PIR — passif, infrarouge, sensible aux variations thermiques

    • Consommation : très basse, typiquement 30 à 80 µA en veille, ce qui permet l’alimentation par pile pendant plusieurs années sur les détecteurs autonomes.
    • Portée : 6 à 12 m en intérieur, jusqu’à 15 m en extérieur sur les modèles à forte ouverture.
    • Faux déclenchements : courants d’air chaud, lumière solaire directe sur la lentille, petits animaux à courte distance.

    Micro-ondes 5,8 GHz — actif, effet Doppler

    Un module micro-ondes émet une onde radio à fréquence fixe (5,8 GHz dans la plupart des modules grand public, parfois 10,5 GHz) et mesure le décalage de fréquence du signal réfléchi. Tout objet en mouvement provoque un décalage Doppler proportionnel à sa vitesse radiale. La détection est insensible à la chaleur — elle réagit au mouvement physique, point.

    • Avantage : traverse les matériaux fins (cloison placo, vitre, plaque de plâtre), donc placement plus discret.
    • Inconvénient : précisément à cause de cette traversée, un module micro-ondes mal réglé déclenche sur un passant derrière un mur ou sur une voiture dans la rue voisine.
    • Consommation : plus élevée, généralement 5 à 15 mA, peu compatible avec une alimentation par pile sur des années.

    Double-tech PIR + micro-ondes

    Les détecteurs double-technologie embarquent les deux capteurs dans le même boîtier. La logique interne n’arme la sortie que si les deux canaux détectent simultanément. Cette logique « ET » réduit drastiquement les fausses alarmes : un courant d’air chaud déclenche le PIR seul, une voiture qui passe derrière un mur déclenche le micro-ondes seul, mais aucun ne suffit. Pour un volume sensible (alarme intrusion, entrepôt), c’est aujourd’hui le standard sérieux.

    Limites du PIR — vitre, vent chaud, source de chaleur fixe en mouvement

    Connaître les limites du PIR évite la moitié des erreurs d’installation.

    Une vitre standard bloque les infrarouges utiles

    Le verre silico-sodique des fenêtres est opaque aux longueurs d’onde 8–14 µm. Un PIR placé derrière une vitre ne « voit » pas l’extérieur, même si la lumière visible passe parfaitement. Conséquence : pas de PIR pour surveiller un jardin depuis l’intérieur d’une véranda. Il faut soit installer le détecteur dehors, soit choisir une technologie micro-ondes.

    Vent chaud et bouches de chauffage

    Une bouche de soufflage VMC, un radiateur soufflant orienté vers le détecteur, ou même un courant d’air chaud venant d’un toit en zinc surchauffé en été génèrent des variations rapides de température dans le champ. Le filtre passe-bande les laisse passer, et le détecteur déclenche. Solution : éloigner le PIR des sources de flux d’air thermique, ou rabattre la sensibilité avec le potentiomètre.

    Source de chaleur fixe avec ombre mobile

    Cas vicieux : un radiateur fixe et chaud devant lequel une branche d’arbre oscille. La branche froide module périodiquement le flux infrarouge reçu par le capteur. Le PIR voit une succession de variations et déclenche. Ce phénomène est fréquent en façade exposée au vent, près d’une haie persistante.

    Insectes et toiles d’araignée

    Un insecte qui se balade sur la lentille à quelques millimètres du capteur agit comme une masse thermique très proche : le signal différentiel est énorme. Une toile d’araignée qui bouge au vent devant la lentille provoque le même type de fausse alarme. Nettoyage périodique de la lentille indispensable, surtout en extérieur.

    Animaux domestiques

    Les PIR intérieurs sont calibrés pour ignorer une masse thermique inférieure à un certain seuil. Les modèles marqués pet immune donnent généralement une limite (souvent jusqu’à 15 kg ou 25 kg selon fabricant — à vérifier sur la fiche fabricant). Au-delà, ou si le chien saute en hauteur dans le faisceau supérieur, le détecteur déclenche.

    Évolutions récentes — PIR + radar 5,8 GHz, capteurs MEMS

    Le PIR classique reste dominant en grand public, mais plusieurs évolutions méritent l’attention.

    Modules combinés PIR + radar 5,8 GHz économiques

    Depuis quelques années, des modules combinés PIR + micro-ondes 5,8 GHz se sont démocratisés sur les projecteurs LED solaires et les douilles à détection. Ils combinent la basse consommation du PIR pour la veille avec la précision de la détection Doppler pour confirmer le mouvement, sans dépasser quelques milliampères en moyenne grâce à un fonctionnement par alternance.

    Capteurs PIR multi-éléments à matrice

    Les capteurs récents intègrent non plus 2 ou 4 zones, mais 16, 32, voire 64 pixels thermiques arrangés en matrice. Couplés à un microcontrôleur, ils permettent d’identifier la silhouette grossière de la cible : un humain debout produit une signature verticale, un chien produit une signature horizontale courte. La discrimination devient possible sans recourir au double-tech.

    MEMS et capteurs thermopiles intégrés

    Les capteurs thermopiles MEMS, type Melexis MLX90640 ou Panasonic Grid-EYE, sont des matrices thermographiques basse résolution (32×24 pixels par exemple). Ils ne sont pas pyroélectriques à proprement parler — ils mesurent la température absolue de chaque pixel. Couplés à un algorithme, ils permettent comptage de personnes, mesure de présence prolongée et détection de chute. On les retrouve aujourd’hui dans certains systèmes domotiques haut de gamme, et leur prix baisse régulièrement.

    Connectivité radio et batteries

    Côté détecteurs autonomes, l’évolution majeure n’est pas le capteur lui-même mais la liaison radio basse consommation (Zigbee, Z-Wave, LoRa, Matter) qui permet à un PIR à pile lithium de tenir 3 à 5 ans en transmettant ses détections à une centrale. Pour le volet hardware capteur, le principe reste identique depuis trente ans.

    Choisir et placer un PIR en pratique

    Si vous installez un détecteur PIR, retenir trois règles couvre la grande majorité des cas :

    1. Placer le détecteur de sorte que les cibles attendues passent latéralement dans le champ, pas frontalement. Sur une allée, monter le détecteur perpendiculairement à l’axe de passage.
    2. Éviter les sources de variation thermique parasites dans le champ : bouches VMC, climatiseurs, fenêtres en plein soleil, branchages qui bougent au vent devant un mur sombre chauffé.
    3. Régler la sensibilité au plus bas qui fonctionne. Un capteur réglé au maximum déclenchera sur tout — un capteur réglé au plus bas qui détecte fiablement à 5 m est plus utile qu’un capteur ultra-sensible qui déclenche trois fois par nuit sur rien.

    Pour les usages extérieurs (éclairage allée, projecteur de cour, lampes solaires murales), explorez la catégorie éclairage extérieur à détecteur. Pour l’intérieur (plafonniers de couloir, hublots de cave, escaliers), voir l’éclairage intérieur à détecteur. Pour les détecteurs PIR autonomes et alarmes, la gamme détecteurs autonomes et alarmes couvre les usages sécurité.

    Questions fréquentes

    Un détecteur PIR fonctionne-t-il à travers une vitre ?

    Non. Le verre silico-sodique des vitrages standard est opaque aux longueurs d’onde infrarouges utiles (8 à 14 µm). Un PIR installé derrière une fenêtre intérieure ne détectera personne à l’extérieur, même si vous voyez parfaitement la scène à travers la vitre. Pour surveiller une zone visible depuis une véranda ou un garage vitré, installez le détecteur côté extérieur, ou utilisez une technologie micro-ondes qui, elle, traverse les vitrages.

    Pourquoi mon PIR déclenche quand le chauffage souffle ?

    Pourquoi mon PIR déclenche quand le chauffage souffle ?

    Parce qu’un flux d’air chaud crée des variations rapides de température dans le champ du capteur, exactement le type de signal que le filtre passe-bande laisse passer. Une bouche VMC, un radiateur soufflant ou un climatiseur orientés vers le détecteur génèrent ces variations en permanence. Solution : éloigner le détecteur des bouches de soufflage, réorienter la lentille à l’écart des flux, ou réduire la sensibilité jusqu’à ce que les variations parasites passent sous le seuil.

    PIR et micro-ondes — pourquoi le double-capteur réduit les fausses alarmes ?

    Parce que les deux technologies sont sensibles à des phénomènes physiques différents. Le PIR réagit aux variations de rayonnement thermique, le micro-ondes réagit au mouvement physique par effet Doppler. Un courant d’air chaud déclenche le PIR seul, une voiture qui passe derrière un mur déclenche le micro-ondes seul. Le détecteur double-tech n’arme sa sortie que si les deux canaux confirment simultanément, ce qui élimine la grande majorité des fausses alarmes thermiques ou radio sans sacrifier la sensibilité réelle.

    Pour aller plus loin

    Le PIR est une brique mature, peu coûteuse, basse consommation. Comprendre son principe — capteur pyroélectrique différentiel, lentille de Fresnel à faisceaux discrets, filtre passe-bande — permet d’installer un détecteur qui fait son travail sans déclencher à tort. Pour les cas où la fiabilité prime (alarme, comptage), regardez les modules double-tech ou les matrices MEMS. Pour le reste, un bon PIR bien placé suffit. Parcourez la boutique pour comparer les modèles selon portée, ouverture et alimentation.

  • Détecteur de mouvement et animal domestique — comment éviter les déclenchements parasites

    Un détecteur qui s’allume à chaque passage du chat dans le jardin, c’est l’alarme qui hurle à 3h du matin et le voisin qui râle. Le problème n’est presque jamais le détecteur lui-même — c’est sa pose, son réglage et le choix du modèle face à un animal qui se déplace dans son champ de détection. On reprend point par point pour comprendre pourquoi ça déclenche, et comment couper le bruit sans rendre l’installation aveugle aux vraies intrusions.

    Pourquoi les PIR classiques détectent les animaux

    Un détecteur PIR (Passive InfraRed) ne « voit » pas une silhouette. Il mesure une variation de température dans son champ de vision, découpé en zones par une lentille de Fresnel. Dès qu’un corps plus chaud que le fond traverse une de ces zones, le capteur déclenche. Un humain à 36-37 °C, un chien à 38-39 °C ou un chat à 38-39 °C produisent un signal du même ordre de grandeur. Sur le plan thermique, l’électronique ne distingue pas un animal d’un bricoleur en t-shirt.

    Ce qui change, en revanche, c’est :

    • la masse thermique apparente : un chat de 4 kg émet moins de surface chaude qu’un adulte de 70 kg ;
    • la hauteur de passage : un chien reste sous 60 cm de hauteur, un humain occupe la tranche 60-180 cm ;
    • la vitesse de traversée des zones de Fresnel.

    Un PIR d’entrée de gamme, posé à 1,80 m avec un cône qui balaye le sol jusqu’à 8 m, va donc fatalement voir tout ce qui bouge entre 0 et 180 cm. C’est ce paramétrage par défaut qui pose problème, pas la technologie en soi. Pour les bases du fonctionnement, le guide complet détecteurs de mouvement détaille la logique des zones de Fresnel et des angles de couverture.

    Les détecteurs pet-immune — principe et seuil de poids annoncé

    Un détecteur dit pet-immune (ou pet-friendly) intègre une lentille de Fresnel modifiée : les zones basses du champ de vision sont volontairement coupées ou rendues moins sensibles. Le capteur ne voit plus rien sous une certaine hauteur, en général 30 à 50 cm selon le modèle. Tant que l’animal reste dans cette tranche basse, aucun signal n’est généré.

    Les fabricants annoncent un seuil de poids : 10 kg, 15 kg, 25 kg, parfois 38 kg pour les alarmes haut de gamme. Ce chiffre correspond à la masse thermique apparente à laquelle le détecteur reste insensible si l’animal circule au sol. Le seuil n’est pas une garantie magique : un chien de 12 kg qui saute sur un canapé situé dans la zone de couverture redevient parfaitement visible pour le capteur, parce qu’il est monté en hauteur.

    À retenir avant achat :

    • le seuil pet-immune annoncé ne vaut que pour un animal au sol ;
    • plusieurs animaux qui se déplacent ensemble peuvent additionner leur signature thermique et passer le seuil ;
    • la valeur exacte du seuil (poids et hauteur d’exclusion) figure sur la fiche fabricant — à vérifier avant commande, pas tous les modèles le précisent.

    Les références orientées alarme et autonomes sont regroupées dans la catégorie détecteurs autonomes et alarmes, avec les seuils pet-immune indiqués quand le fabricant les communique.

    Hauteur de pose et angle d’orientation pour exclure le sol

    Même sans modèle pet-immune, on peut couper 70 % des déclenchements parasites par la simple géométrie de pose. Le principe : faire passer le faisceau au-dessus de l’animal, pas à sa hauteur.

    Quelques repères de pose en extérieur :

    • Hauteur de fixation : 2,20 à 2,50 m pour un projecteur LED avec détecteur. Plus bas, le cône touche le sol trop près du mur.
    • Inclinaison vers le bas : 10 à 15° max. Au-delà, on raccourcit la portée et on couvre une zone de 1 à 2 m devant le mur — typiquement la zone où passent chats et chiens.
    • Orientation : faisceau parallèle à la trajectoire d’intrusion attendue (allée, portail) plutôt que perpendiculaire. Un humain qui traverse le cône latéralement déclenche bien plus franchement que quelqu’un qui marche vers le capteur.

    En intérieur (couloir, garage, cave), la logique est inverse : on pose plutôt à 2 m, avec le faisceau orienté à hauteur de torse humain (1,20-1,60 m), et on évite de viser le sol où l’animal circule. Les modèles d’éclairage intérieur à détecteur sont en général livrés avec un angle d’inclinaison réglable, ce qui permet ce calage fin.

    Cas du jardin avec passages d’animaux

    Si le chat du voisin coupe l’allée tous les soirs, on remonte le projecteur de 30 cm et on bascule l’inclinaison de 5° supplémentaires vers l’horizontale. Souvent, ça suffit. Si l’allée fait moins de 4 m de large, on remplace le projecteur grand angle (120°) par un modèle 90° plus pointu, qui ratisse moins le sol.

    Régler la sensibilité — la solution qui marche dans 70% des cas

    La quasi-totalité des détecteurs disposent d’un potentiomètre SENS (sensibilité) sur la carte interne, parfois accessible sans outil. Trois autres réglages courants : TIME (durée d’éclairage après détection), LUX (seuil de luminosité ambiante), et sur certains modèles MIC (combinaison avec micro pour les modèles sonores).

    Procédure de calibrage anti-faux déclenchement, dans l’ordre :

    1. Mettre TIME au minimum (5 à 10 secondes) le temps des tests.
    2. Mettre LUX au maximum (mode jour) pour pouvoir tester en plein jour sans attendre la nuit.
    3. Baisser SENS à 40-50 % de sa course.
    4. Faire passer un humain dans la zone normale d’intrusion : ça doit déclencher franchement.
    5. Faire passer (ou simuler) l’animal au sol : si ça déclenche encore, baisser SENS par paliers de 10 % jusqu’à plus de déclenchement sur le passage bas, en revérifiant à chaque palier que l’humain est toujours détecté.
    6. Remettre LUX et TIME aux valeurs voulues en usage réel.

    Si on doit descendre SENS sous 30 % pour ignorer l’animal, on perd souvent la détection d’un humain à plus de 5-6 m. Dans ce cas, le réglage n’est plus la bonne solution — il faut changer de modèle ou revoir la pose.

    Quand il faut vraiment un modèle spécifique anti-animaux

    Trois cas où l’arbitrage sensibilité ne suffit plus :

    • Chien de plus de 20 kg qui circule dans la zone protégée la nuit. Sa signature thermique est trop proche de celle d’un humain pour qu’un PIR standard fasse la différence.
    • Plusieurs animaux ensemble (2 chats, un chien + un chat). Le signal s’additionne et passe systématiquement le seuil.
    • Animal qui peut monter en hauteur dans la zone (chat sur muret, chien sur canapé visible). La logique pet-immune basée sur la coupure des zones basses ne fonctionne plus.

    Dans ces cas, on bascule soit vers un détecteur pet-immune avec seuil de poids supérieur au plus gros animal du foyer (modèle 25 kg pour un chien de 20 kg, marge de 25 %), soit vers un détecteur bi-technologie qui combine PIR et hyperfréquence (micro-ondes Doppler). Le bi-technologie exige une variation simultanée des deux capteurs pour déclencher — un animal modifie la signature thermique mais pas la signature radar de la même façon qu’un humain. Le taux de faux positifs chute drastiquement, mais le prix double ou triple.

    Pour une cour avec gros chien et alarme, le bi-technologie reste l’option la plus propre. Pour un simple éclairage extérieur avec petit animal de passage, un pet-immune 15 kg correctement posé fait largement le travail — voir les modèles disponibles dans la catégorie éclairage extérieur à détecteur.

    Récapitulatif de décision

    Pour récapituler la démarche, dans l’ordre des coûts croissants :

    1. Re-régler la sensibilité et l’inclinaison — gratuit, résout la majorité des cas avec petit animal.
    2. Remonter le détecteur de 20-30 cm — gratuit si percements possibles.
    3. Remplacer par un modèle pet-immune avec seuil supérieur au poids de l’animal — coût modéré.
    4. Passer en bi-technologie PIR + micro-ondes — coût élevé, réservé aux gros animaux ou aux alarmes où le faux positif est inacceptable.

    Avant d’investir dans le matériel, on tente toujours d’abord les deux premières options. La perte de temps sur un week-end de calage est largement inférieure au prix d’un détecteur à changer. Pour comparer les modèles pet-immune disponibles, direction la boutique avec filtres par seuil de poids et type de technologie.

    Questions fréquentes

    Mon détecteur se déclenche au passage du chat — quoi faire en 5 minutes ?

    Ouvrir le boîtier, baisser le potentiomètre SENS de 20 à 30 %, basculer l’inclinaison du capteur de 5 à 10° vers l’horizontale (moins vers le sol). Tester en faisant passer un humain à 4-5 m : la détection doit rester franche. Si oui, le réglage tient. Si le chat continue à déclencher, monter physiquement le détecteur de 20 cm.

    Existe-t-il des détecteurs qui ignorent les oiseaux et insectes ?

    Les oiseaux et insectes ne sont presque jamais détectés par un PIR correctement réglé — leur masse thermique est trop faible. Si un détecteur se déclenche apparemment « sur rien », il s’agit plus souvent d’un courant d’air chaud, du soleil rasant sur une zone du capteur, ou d’un voile d’air au-dessus d’une surface chaude (toiture, dalle béton). Les détecteurs bi-technologie PIR + micro-ondes éliminent ce type de faux déclenchement.

    À quelle hauteur viser pour exclure un chien de 25 kg ?

    Un chien de 25 kg a une hauteur de garrot autour de 50-55 cm. Pour qu’un détecteur pet-immune ignore son passage, on fixe à 2,30-2,50 m avec une inclinaison max de 10° vers le bas, et on choisit un modèle dont le seuil pet-immune annoncé est au moins égal à 25 kg — idéalement 30 kg pour garder une marge. La valeur exacte du seuil et la hauteur d’exclusion sont à vérifier sur la fiche fabricant, tous les modèles ne donnent pas les deux.

    Un détecteur solaire à PIR est-il aussi sensible aux animaux qu’un modèle filaire ?

    Oui, la technologie de détection est identique. La seule différence est la source d’alimentation. Un modèle solaire avec lentille pet-immune existe — c’est l’optique qui compte, pas le mode d’alimentation. Vérifier la mention pet-immune sur la fiche produit avant de commander.

    Le bi-technologie consomme-t-il beaucoup plus ?

    Le module micro-ondes ajoute une consommation faible mais permanente (le radar émet en continu, contrairement au PIR purement passif). Sur un modèle alimenté secteur, l’impact est négligeable. Sur un modèle sur batterie ou solaire autonome, l’autonomie chute — à vérifier sur la fiche fabricant, certaines références ne supportent pas le bi-technologie en autonome.

  • Lampe solaire à détection en hiver — autonomie réelle quand le soleil est rare

    Une lampe solaire à détecteur de mouvement qui tient 8 heures par nuit en juillet peut tomber à 30 minutes utiles en décembre. Ce n’est pas un défaut, c’est de l’arithmétique : moins d’heures de soleil, angle d’incidence plat, panneau souvent humide ou givré, batterie qui encaisse mal le froid. Avant d’acheter ou de remplacer un modèle qui vous a déçu l’hiver dernier, il faut savoir lire les chiffres réels — capacité batterie, puissance LED, profil de détection — et arbitrer en conséquence.

    Cet article passe en revue les six leviers qui décident vraiment de l’autonomie hivernale d’une lampe solaire PIR, du bilan énergétique brut jusqu’à la recharge d’appoint USB qui sauve les semaines pluvieuses prolongées. Pour le cadre général de la détection résidentielle, voir le guide complet détecteurs de mouvement.

    Le bilan énergétique d’une lampe solaire en hiver

    Le calcul de base est simple : énergie produite par le panneau dans la journée doit être supérieure ou égale à l’énergie consommée par les LED pendant la nuit. En juin, une lampe avec un panneau de 2 W qui reçoit 6 à 8 heures d’ensoleillement direct produit largement de quoi alimenter 4 à 6 déclenchements de 30 secondes à pleine puissance. En décembre, dans le nord de la France, le même panneau reçoit en moyenne 1 à 2 heures d’ensoleillement direct utile par jour, parfois aucune sur trois jours d’affilée.

    Concrètement, pour un panneau monocristallin de 2 W exposé plein sud avec une bonne inclinaison hivernale, on récupère en décembre entre 4 et 8 Wh par jour à Lille, contre 12 à 16 Wh par jour en juin. Côté consommation, une LED de 1 W allumée 30 secondes consomme 0,008 Wh par déclenchement. Sur le papier, la marge reste confortable. Sur le terrain, elle disparaît dès que le panneau est encrassé, partiellement ombragé par une gouttière, ou que la batterie a perdu 20 % de sa capacité utile à cause du froid.

    Trois variables locales doivent être notées avant de choisir un modèle :

    • Heures d’ensoleillement direct sur la zone d’installation en décembre-janvier (pas l’ensoleillement météo, l’ensoleillement réel du mur ou du poteau choisi).
    • Fréquence de déclenchement attendue : un couloir de circulation piétonne actif déclenche 30 à 80 fois par soir, une terrasse 3 à 10 fois.
    • Durée d’allumage paramétrée par déclenchement : 10, 20, 30, 60 secondes ou mode crépusculaire continu, ça change tout.

    Capacité batterie en mAh — ce qu’il faut savoir avant d’acheter

    La capacité de la batterie en mAh est le premier chiffre à vérifier sur la fiche fabricant, mais isolément il ne dit pas grand-chose. Une batterie de 2200 mAh en 3,7 V stocke 8,14 Wh théoriques. Une batterie de 1200 mAh en 7,4 V stocke 8,88 Wh — quasi équivalent malgré un nombre de mAh deux fois inférieur. Comparer deux lampes sur les mAh seuls sans regarder la tension nominale est une erreur fréquente.

    La règle de lecture utile : convertir systématiquement en Wh (mAh × V / 1000). C’est cette valeur qu’il faut mettre en regard de la consommation quotidienne estimée. Pour une lampe destinée à fonctionner toute l’année à 50° de latitude, comptez une réserve d’au minimum 3 à 4 fois la consommation nocturne moyenne hivernale. Cela couvre 2 à 3 jours de mauvais temps consécutifs sans recharge.

    Attention aussi à la décharge profonde annoncée. Beaucoup de fabricants donnent la capacité totale, pas la capacité utile. Un BMS (battery management system) sérieux coupe la décharge à 20 % de capacité résiduelle pour préserver la batterie. Si le constructeur annonce 2200 mAh sans préciser, comptez 1700 à 1800 mAh réellement exploitables.

    Pour comparer des modèles solaires extérieurs sur ce critère, voir la sélection éclairage extérieur à détecteur où les fiches indiquent capacité, tension et type de chimie.

    Lithium-ion vs LiFePO4 — pourquoi le froid change la donne

    La majorité des lampes solaires d’entrée et milieu de gamme utilisent une batterie lithium-ion classique (cellule type 18650 ou pouch). C’est compact, c’est dense en énergie, c’est peu cher. Mais sous 0 °C, le lithium-ion classique cesse d’accepter la charge correctement : le BMS bloque la recharge ou la limite très fortement pour éviter un plaquage de lithium métallique sur l’anode, qui détruirait la cellule à terme. Résultat : par une journée ensoleillée à -2 °C, votre panneau reçoit du soleil mais la batterie ne se recharge pas, ou très peu.

    Le LiFePO4 (lithium fer phosphate) accepte mieux la charge à basse température. Selon les cellules, la limite basse de recharge se situe entre -10 °C et 0 °C, contre 0 à 5 °C pour le lithium-ion standard. En décharge, le LiFePO4 fonctionne jusqu’à -20 °C avec une perte de capacité utile, mais sans dommage. Le LiFePO4 a aussi une durée de vie en cycles bien plus longue (typiquement 2000 à 3000 cycles utiles contre 500 à 800 pour un Li-ion classique). En contrepartie, il est moins dense en énergie : à capacité Wh égale, une lampe LiFePO4 est plus volumineuse et plus lourde.

    Pour un usage hivernal en région nord ou en altitude, le LiFePO4 vaut le surcoût. Le critère à chercher sur la fiche : la chimie de cellule explicitement annoncée. Si la fiche dit seulement « batterie lithium rechargeable », c’est presque toujours du Li-ion classique. Demander confirmation au revendeur avant achat plutôt que de supposer.

    Orientation du panneau — l’inclinaison qui maximise les heures de charge

    L’inclinaison optimale d’un panneau solaire fixe dépend de la latitude et de la saison ciblée. La règle simplifiée : pour optimiser la production annuelle, on incline le panneau à la latitude du lieu. Pour optimiser la production hivernale spécifiquement, on ajoute 10 à 15 degrés à la latitude.

    À Lille (latitude 50,6°), l’inclinaison hivernale optimale tourne autour de 60 à 65° par rapport à l’horizontale, soit un panneau presque vertical. À Lyon (45,7°), comptez 55 à 60°. À Marseille (43,3°), 53 à 58°. La plupart des lampes solaires sont vendues avec un panneau intégré fixe, généralement incliné à 15-30°, ce qui est optimisé pour l’été et catastrophique en décembre.

    Trois solutions concrètes :

    1. Choisir un modèle à panneau déporté avec câble (2 à 5 mètres en général) et fixer ce panneau sur un support orientable. C’est la solution la plus efficace pour les zones nord.
    2. Si la lampe est monobloc, l’installer sur un mur orienté plein sud, en hauteur, en l’inclinant légèrement vers le sol via une équerre — l’inclinaison apparente du panneau augmente.
    3. Au pire, accepter une production hivernale dégradée et compenser par une batterie surdimensionnée et un mode économie agressif.

    Un panneau orienté est-sud-est ou ouest-sud-ouest perd environ 15 à 20 % de production annuelle par rapport à plein sud. Plein est ou plein ouest, c’est plutôt 30 à 40 % de pertes. Plein nord, on oublie.

    Modes économie automatiques — détection seulement, demi-puissance, etc.

    Les bonnes lampes solaires PIR récentes intègrent plusieurs modes de fonctionnement combinables :

    • Détection seulement : la lampe reste éteinte la nuit et ne s’allume qu’au déclenchement du capteur. Mode le plus économe, le plus fréquent par défaut.
    • Veille faible + détection : la lampe reste à 10-20 % de puissance toute la nuit, et passe à 100 % au déclenchement. Confort de circulation accru, consommation x3 à x5.
    • Crépusculaire continu : la lampe reste allumée du coucher au lever du soleil. À éviter en hiver sauf très grande batterie ou usage occasionnel.
    • Demi-puissance forcée : option manuelle pour passer toutes les détections à 50 %. Utile en saison défavorable pour préserver l’autonomie.

    Certains modèles ajoutent un mode adaptatif qui mesure la charge restante de la batterie et bascule automatiquement en demi-puissance ou en détection seulement quand le niveau passe sous un seuil. C’est la fonctionnalité la plus utile pour passer un hiver compliqué sans intervention. Vérifier sa présence sur la fiche, le terme employé varie (« smart mode », « eco auto », « adaptive brightness »).

    Pour un éclairage de passage ou d’allée, la combinaison réaliste en décembre est : veille faible à 10 %, plein régime sur détection 20 secondes, mode adaptatif activé. Pour un usage intérieur dans une dépendance ou un garage non chauffé, voir les modèles éclairage intérieur à détecteur qui dépendent moins de la météo.

    Recharge d’appoint USB — la fonctionnalité qui sauve les semaines pluvieuses

    Sur trois jours de brouillard épais ou de neige collante en décembre, même la meilleure lampe solaire avec batterie LiFePO4 et panneau bien orienté peut tomber à plat. La fonctionnalité qui change la donne et qu’on néglige souvent à l’achat : la prise de recharge USB d’appoint, généralement en USB-C ou micro-USB sous un capuchon étanche.

    En pratique, vous décrochez la lampe, vous la branchez 2 à 3 heures sur un chargeur 5 V dans la maison, et elle repart pour une semaine. Sans cette prise, soit vous démontez la batterie (rarement prévu), soit vous laissez le système hors service jusqu’au retour du soleil. Pour une lampe en exposition difficile, c’est rédhibitoire.

    Trois points à vérifier sur la fiche fabricant :

    • Présence d’une entrée de recharge filaire (USB-C, micro-USB, ou jack DC).
    • Indice d’étanchéité du capuchon de protection une fois fermé (IP65 minimum pour usage extérieur).
    • Possibilité de recharger sans démonter la lampe de son support.

    Pour les zones difficiles d’accès ou les usages où démonter une lampe est impraticable, l’alternative est un détecteur autonome sur pile alcaline ou lithium remplaçable, qui s’affranchit du solaire — voir la sélection détecteurs autonomes et alarmes.

    Questions fréquentes

    Combien d’heures d’autonomie en décembre dans le nord de la France ?

    Sur une lampe solaire correctement dimensionnée (batterie 8 à 10 Wh utile, panneau 2 W orienté sud, inclinaison adaptée), comptez 1 à 3 heures cumulées d’éclairage utile par nuit en décembre dans le nord, soit 4 à 12 déclenchements de 30 secondes à pleine puissance. Avec un modèle sous-dimensionné ou mal exposé, on descend à 15-30 minutes voire à zéro après deux jours sans soleil direct.

    Faut-il rentrer la lampe solaire l’hiver ?

    Non pour les modèles certifiés IP65 ou supérieur en usage normal entre -20 °C et +50 °C, ce qui couvre la quasi-totalité du territoire métropolitain. Rentrer la lampe revient à perdre toute la production solaire des journées dégagées d’hiver, qui sont rares mais existent. En revanche, en cas de vague de froid extrême prolongée sous -15 °C avec batterie Li-ion classique, mettre en hibernation manuelle (couper le capteur via l’interrupteur) prolonge la durée de vie de la batterie.

    À quelle température la batterie cesse de se recharger ?

    Pour une cellule lithium-ion classique, la recharge est typiquement bloquée par le BMS dès que la cellule atteint 0 à 5 °C. Pour une cellule LiFePO4, le seuil est plus bas, autour de -10 °C selon le fabricant. En décharge (la lampe s’allume sur détection), les deux chimies fonctionnent encore jusqu’à -20 °C environ, avec une capacité utile réduite de 20 à 40 %.

    Le givre sur le panneau bloque-t-il complètement la charge ?

    Une fine couche de givre divise la production par 3 à 5 selon l’épaisseur. Une couche de neige opaque la coupe à 95 %. Le givre fond généralement de lui-même en milieu de matinée si le soleil donne directement sur le panneau. En cas de neige collante, un coup de balai souple résout le problème — c’est la maintenance hivernale principale d’une installation solaire.

    Une lampe solaire d’entrée de gamme à 20 euros peut-elle tenir l’hiver ?

    Rarement, sauf usage très occasionnel (2-3 déclenchements par nuit maximum). À ce prix, le panneau fait moins de 1 W, la batterie est souvent un Li-ion de 1200 mAh non protégé, et il n’y a pas de mode adaptatif ni de recharge d’appoint. C’est tenable d’avril à septembre, beaucoup plus aléatoire d’octobre à mars.

    Pour résumer

    L’autonomie hivernale d’une lampe solaire PIR ne se joue pas sur la puissance des LED annoncée, mais sur la chimie de la batterie, la capacité utile en Wh, l’orientation du panneau et la présence de modes économie automatiques. Un modèle bien choisi avec batterie LiFePO4, panneau déporté et recharge USB d’appoint passe l’hiver dans le nord de la France sans intervention. Un modèle low-cost dans la même configuration plafonne à 30 minutes utiles par nuit en décembre. Pour comparer les modèles sur ces critères chiffrés, parcourez la boutique.

  • Portée et angle de détection — comment choisir selon votre installation

    La portée et l’angle sont les deux paramètres qui décident si un détecteur de mouvement va réellement faire son travail ou rester sourd à mi-allée. Un capteur PIR vendu pour 12 m peut très bien ne déclencher qu’à 6 m une fois posé, et un modèle 180° peut laisser un angle mort en plein milieu du portail. Avant de commander, il faut comprendre ce que le constructeur mesure, ce que vous allez réellement obtenir, et comment la hauteur de pose change tout.

    Portée nominale vs portée réelle — l’écart constructeur / terrain

    La portée affichée sur une fiche produit correspond presque toujours à une mesure faite en laboratoire, dans des conditions précises : cible humaine debout, déplacement latéral, température ambiante autour de 20 °C, capteur posé à 2,2 m, aucun obstacle. Sur le terrain, ces conditions ne tiennent jamais ensemble.

    Trois facteurs réduisent la portée effective d’un détecteur PIR (infrarouge passif) :

    • Le sens du déplacement. Un PIR détecte une variation thermique entre deux zones de Fresnel adjacentes. Une cible qui marche en travers du faisceau est captée à pleine portée. Une cible qui marche droit vers le capteur peut n’être détectée qu’à 30 à 50 % de la distance annoncée.
    • La température extérieure. Plus l’écart entre la peau (ou les vêtements) et l’air ambiant est faible, plus le signal infrarouge est ténu. Par 28 °C en été, la portée chute mécaniquement. Par −5 °C, elle reprend.
    • Les obstacles thermiques. Une vitre, un voile de pluie, du feuillage dense entre le capteur et la cible bloquent les infrarouges. Un détecteur installé derrière une baie vitrée ne voit rien dehors.

    Ordre de grandeur réaliste : sur un capteur annoncé 12 m, comptez 7 à 9 m exploitables en conditions normales, 5 à 6 m en plein été ou si la cible marche frontalement vers le capteur. C’est cohérent et c’est ce qu’il faut budgéter au moment du choix.

    Angle 90°, 120°, 180°, 360° — quand chaque ouverture sert

    L’angle de détection définit la largeur du cône surveillé. Chaque ouverture a une zone d’usage logique :

    • 90° — Angle étroit, utile pour surveiller un couloir, une allée droite ou un passage canalisé. La portée nominale est généralement plus longue qu’un grand-angle équivalent à puissance optique égale, parce que l’énergie infrarouge est concentrée.
    • 120° — Standard d’un projecteur LED extérieur mural. Couvre une zone devant la façade sans déborder latéralement vers la rue ou le voisin. Bon compromis pour une entrée ou un côté de maison.
    • 180° — Détecteur d’angle vertical mural ou capteur grand-angle. Couvre un mur entier ou un coin de bâtiment. Attention : sous le capteur, il existe toujours une zone aveugle de 0,5 à 1,5 m de rayon, selon la lentille de Fresnel utilisée.
    • 360° — Réservé aux capteurs plafonniers. Détection circulaire centrée sur le point de pose, idéale en intérieur (garage, cellier, palier) ou sous un avant-toit. La portée au sol est limitée par la hauteur de pose, comme une projection conique inversée.

    Choisir l’angle revient à se demander : où la cible va passer, et combien de directions je veux couvrir depuis un seul point. Plus l’angle est large, plus la portée frontale est courte à puissance équivalente. Sélectionnez le matériel adapté dans la gamme éclairage extérieur ou la gamme détecteurs autonomes.

    Hauteur de pose et angle d’inclinaison — la règle des 2,2 mètres

    La quasi-totalité des fiches techniques PIR sont étalonnées pour une pose à 2,2 m du sol. Cette hauteur est un compromis :

    • Assez bas pour que la zone de détection touche le sol dans la portée annoncée.
    • Assez haut pour rester hors d’atteinte d’un chien, d’un enfant, ou d’un sabotage simple.
    • Compatible avec un angle d’inclinaison de la tête PIR autour de 0° à 15° vers le bas pour couvrir l’allée sans pointer vers le ciel.

    Poser à 3,5 m ou plus allonge la zone aveugle sous le capteur et raccourcit la portée utile au sol — la projection conique tape plus loin mais l’amorce est repoussée. Poser à 1,5 m génère des déclenchements parasites (chats, branches basses) et expose le matériel.

    Pour l’inclinaison verticale, la règle empirique : la tête PIR doit pointer vers le milieu de la zone à surveiller, pas vers le bord lointain. Si vous voulez couvrir 8 m devant la façade depuis 2,2 m de hauteur, inclinez la tête de 8 à 12° vers le bas. Trop incliné, le détecteur ne voit que ses pieds. Pas assez, il déclenche sur les voitures de la rue.

    Cas allée droite — privilégier portée longue, angle étroit

    Allée droite de 8 à 12 m, portail au bout, façade au début : le piéton ou le véhicule arrive frontalement vers le capteur. C’est le pire scénario pour un PIR. Deux choix techniques tiennent la route :

    1. Un projecteur mural à angle étroit (90° à 110°), portée nominale 12 m, posé à 2,2 m, inclinaison 10° vers le bas. La portée frontale étant pénalisée, on prend de la marge sur la fiche. Vérifiez que la lentille de Fresnel est segmentée verticalement pour capter les déplacements axiaux.
    2. Un détecteur en milieu d’allée, posé sur un poteau ou un mur latéral, qui capte le déplacement en travers de son champ. Cette pose latérale exploite la sensibilité maximale du PIR. Si vous installez un capteur autonome solaire, ce placement latéral double souvent la fiabilité de déclenchement.

    Évitez le détecteur 180° plein face en bout d’allée : il sera très sensible en lateral (zones qui ne vous intéressent pas) et beaucoup moins sur l’axe d’arrivée.

    Cas terrasse couverte — angle large, portée modérée

    Une terrasse fait typiquement 4 à 6 m de profondeur sur 5 à 10 m de large, avec une partie sous toiture et une partie à découvert. Le mouvement à détecter est multidirectionnel : quelqu’un qui sort du salon, qui passe devant la baie, qui revient du jardin.

    Configuration adaptée :

    • Détecteur ou luminaire à 180°, posé à 2,2 m sous la toiture, au centre du mur le plus long.
    • Portée nominale 8 à 10 m suffisante — vous ne cherchez pas à voir loin, vous cherchez à couvrir large.
    • Tête PIR inclinée de 15 à 20° vers le bas pour que la zone aveugle sous le capteur soit la plus petite possible.

    Si la terrasse est très longue (au-delà de 8 m de large), deux luminaires 120° en quinconce travaillent mieux qu’un seul 180° au centre : les deux cônes se chevauchent et il n’y a pas de point mort. Pour ce type de pose, consultez la catégorie éclairage extérieur.

    Cas garage intérieur — détecteur plafonnier 360°

    Un garage de 4×6 m ou 6×8 m, plafond à 2,4 ou 2,8 m, mouvement d’une personne qui entre, contourne le véhicule, va chercher un outil : un PIR mural 120° ou 180° va laisser des zones non couvertes derrière la voiture ou dans les coins.

    La solution est un plafonnier 360° centré sur le garage, à hauteur de plafond. La détection se fait en cône inversé depuis le point de pose. À 2,5 m de hauteur, le rayon couvert au sol est typiquement de 4 à 5 m, ce qui suffit pour un garage standard. Au-delà, on double : deux plafonniers, ou un plafonnier + un détecteur autonome batterie dans le fond.

    Avantage du plafonnier : pas de zone aveugle latérale, déclenchement quel que soit le sens d’approche. Limite : la portée au sol dépend strictement de la hauteur de pose. Plafond très haut (3,5 m+) = portée réduite et angle d’attaque trop vertical, le capteur peut louper une personne assise ou accroupie. Voir la gamme intérieur pour les plafonniers adaptés.

    Récap — choisir avant d’acheter

    Mesurez d’abord la zone à couvrir au mètre, identifiez le sens d’approche dominant (frontal ou latéral), notez la hauteur de pose disponible. Lisez la fiche fabricant avec en tête que la portée réelle sera 60 à 75 % de la portée annoncée, et que l’angle réel a toujours une zone aveugle sous le capteur. Pour aller plus loin sur l’ensemble des critères, voyez le guide complet détecteurs de mouvement. Quand votre configuration est claire, parcourez la boutique en filtrant par portée et angle — c’est plus rapide que de chercher modèle par modèle.

    Questions fréquentes

    Pourquoi mon détecteur n’atteint pas les 12 m annoncés ?

    Trois raisons cumulables. D’abord, la portée constructeur est mesurée avec un déplacement latéral ; si la cible marche droit vers le capteur, la détection tombe à 30-50 % de la valeur. Ensuite, par temps chaud (au-dessus de 25 °C), l’écart thermique entre la peau et l’air diminue, donc la sensibilité du PIR baisse. Enfin, vérifiez l’inclinaison de la tête : trop horizontale, le faisceau passe au-dessus de la cible à distance.

    À quelle hauteur poser un détecteur extérieur sur une façade ?

    2,2 m du sol est la référence de la quasi-totalité des fiches techniques PIR. Plus bas (1,5 m), vous générez des faux déclenchements sur les animaux et exposez le matériel. Plus haut (3 m+), la zone aveugle sous le capteur s’agrandit et la portée utile au sol diminue. Si la pose à 2,2 m est impossible, compensez avec l’angle d’inclinaison de la tête PIR.

    Un détecteur d’angle peut-il remplacer 2 détecteurs muraux ?

    Pour un coin de bâtiment, oui : un détecteur d’angle 180° posé à l’arête couvre les deux façades adjacentes depuis un seul point. Pour deux façades opposées d’une maison, non : un seul capteur ne traverse pas la maison, il faut bien deux unités. Le détecteur d’angle économise un boîtier et un câblage uniquement quand les deux zones partagent un sommet commun.

    Faut-il un détecteur 360° pour un garage ?

    C’est le plus simple si le plafond est entre 2,3 et 3 m. Au-delà, le cône de détection devient trop vertical et peut louper une personne accroupie ou assise. Dans un garage à plafond très haut (atelier, hangar), un PIR mural 120° posé à 2,2 m est souvent plus efficace qu’un plafonnier mal placé.

    Comment savoir si un capteur PIR a une zone aveugle sous lui ?

    Tous les PIR muraux en ont une, de 0,5 à 1,5 m de rayon au sol selon la lentille. Pour la mesurer : approchez-vous lentement contre le mur sous le capteur jusqu’à ce qu’il déclenche, puis reculez jusqu’à ce qu’il s’éteigne. La distance d’extinction donne le rayon de la zone aveugle. Si elle gêne, compensez avec un second capteur ou un plafonnier 360°.

  • IP44, IP54, IP65, IP67 — quel indice choisir pour son détecteur de mouvement

    Un détecteur de mouvement posé au mauvais endroit avec un indice IP sous-dimensionné rend l’âme en quelques mois : oxydation des contacts, eau qui s’infiltre dans le boîtier PIR, capteur qui déclenche sur les gouttes. À l’inverse, payer un IP67 pour un capteur posé dans un couloir intérieur n’apporte rien. L’indice IP (Ingress Protection, norme CEI 60529) sert exactement à ça : codifier ce contre quoi le boîtier protège son électronique. On décortique les quatre indices qu’on croise le plus souvent en éclairage extérieur et détection de mouvement résidentielle.

    Ce que codifient les 2 chiffres après IP

    Le code IP est suivi de deux chiffres. Premier chiffre = protection contre les corps solides (poussière, doigts, outils). Second chiffre = protection contre les liquides (gouttes, projections, jets, immersion). Plus le chiffre est élevé, plus la barrière est étanche.

    Pour les corps solides, l’échelle va de 0 (aucune protection) à 6 (totalement étanche à la poussière). Les niveaux qu’on rencontre sur les détecteurs grand public :

    • 4 : protégé contre les corps solides ≥ 1 mm (fils, petits insectes).
    • 5 : protection partielle contre la poussière. Un peu peut pénétrer mais sans nuire au fonctionnement.
    • 6 : étanche à la poussière. Aucune particule ne rentre.

    Pour les liquides, l’échelle va de 0 à 9. Les niveaux utiles pour un détecteur d’extérieur :

    • 4 : projections d’eau toutes directions, sans pression.
    • 5 : jet d’eau à la lance (6,3 mm de diamètre, 12,5 L/min).
    • 6 : jet d’eau puissant (12,5 mm, 100 L/min) — assimilable à une averse violente prolongée.
    • 7 : immersion temporaire jusqu’à 1 m de profondeur pendant 30 minutes.

    Concrètement, un IP65 = poussière totalement bloquée + jet d’eau toléré. Un IP44 = corps de plus de 1 mm bloqués + projections sans pression OK, mais ni jet ni poussière fine. La logique : on lit les deux chiffres séparément, on ne les additionne pas.

    IP44 — abrité sous auvent ou en intérieur humide

    L’IP44 est l’indice plancher pour un usage extérieur, mais avec une restriction sérieuse : pas d’exposition directe à la pluie battante. Il tient les projections (gouttes obliques, éclaboussures), pas un orage qui frappe perpendiculairement la façade.

    Cas où l’IP44 suffit :

    • Détecteur posé sous un auvent fermé sur 3 côtés (porte d’entrée couverte, terrasse couverte).
    • Plafonnier de garage non chauffé ou de cellier humide.
    • Détecteur intérieur de salle de bain (hors volumes 0 et 1, qui demandent davantage).
    • Coursive d’immeuble couverte, palier extérieur abrité.

    Cas où l’IP44 est sous-dimensionné :

    • Façade exposée plein ouest sans casquette.
    • Pignon de maison sans débord de toit.
    • Bord de piscine, allée de jardin non couverte.

    En pratique, un détecteur IP44 monté sans protection sur un mur exposé pluie+vent tient un à deux hivers avant que l’humidité ne pénètre la zone Fresnel ou le compartiment pile/borniers. Si vous hésitez, montez d’un cran à IP54 — la différence de prix est marginale.

    IP54 — façade extérieure protégée des intempéries directes

    IP54, c’est le standard de la majorité des détecteurs PIR muraux d’extérieur en gamme moyenne. Premier chiffre 5 = poussière contrôlée (un peu entre mais sans gêner le PIR ni la lentille de Fresnel). Second chiffre 4 = projections toutes directions tolérées.

    L’IP54 couvre :

    • Façade sous léger débord de toit (30-50 cm) sur la majorité des orientations.
    • Murs de garage extérieurs, abris de jardin équipés d’avancée.
    • Détecteurs encastrés dans un éclairage mural avec joint d’étanchéité périphérique.

    La limite de l’IP54 reste la pluie battante prolongée et le ruissellement direct. Si vous habitez en zone très exposée (façade maritime, montagne, vents dominants chargés), passez à IP65. Pour un usage urbain ou semi-urbain en façade abritée, l’IP54 fait le job sans surcoût injustifié.

    Bon à savoir : la plupart des éclairages extérieurs à détecteur de mouvement entrée et milieu de gamme sortent en IP44 ou IP54. Lisez la fiche fabricant avant achat : certains affichent IP44 sur la coque, mais le compartiment pile à l’arrière n’est lui qu’IP44, ce qui devient le point faible.

    IP65 — jet d’eau toléré, exposition pluie battante OK

    L’IP65 marque un saut net : étanchéité totale à la poussière (premier chiffre passé à 6) et résistance à un jet d’eau (second chiffre à 5). En conditions réelles, ça veut dire qu’une averse forte, un nettoyage au tuyau d’arrosage à pression modérée ou un mur de pignon en plein vent ne posent pas de problème.

    Les emplacements pour lesquels IP65 est le minimum recommandé :

    • Projecteur LED solaire monté sur pignon sans débord.
    • Lampe murale extérieure exposée plein ouest ou orientée vers une rafale dominante.
    • Allée de jardin, bord de piscine (hors zones 0/1/2 normées, qui ont leurs propres exigences).
    • Capteur PIR autonome sur portail ou clôture.
    • Toute installation que vous nettoyez régulièrement au jet (terrasses, façades en zone poussiéreuse).

    Côté autonomie et fiabilité long terme, l’IP65 est aussi le seuil qu’on retrouve sur la quasi-totalité des projecteurs solaires sérieux. Un panneau photovoltaïque collé à un boîtier sous-IP65 vieillit mal : l’humidité finit par s’infiltrer sous la résine d’encapsulation et fait chuter le rendement de charge en quelques saisons.

    Pour un parc d’éclairage extérieur durable, l’IP65 est le bon compromis prix/durabilité. Au-delà (IP66, IP67), on entre dans des usages spécifiques.

    IP67 — immersion temporaire, utile pour les jardins inondables

    IP67 = totalement étanche à la poussière + immersion temporaire jusqu’à 1 m pendant 30 minutes. Sur le papier, ça paraît surdimensionné pour un détecteur de mouvement résidentiel. En pratique, il y a quelques contextes où ça se justifie.

    Cas d’usage IP67 :

    • Borne d’allée basse (10-30 cm du sol) potentiellement submergée par ruissellement après orage.
    • Détecteur sol installé sur terrasse en bois ou autour d’une piscine où l’eau stagne ponctuellement.
    • Jardin en pente ou en zone inondable.
    • Bornes solaires de marquage d’allée, capteurs PIR au sol.
    • Spots encastrés dans terrasse extérieure ou margelle.

    Limite à connaître : IP67 valide une immersion temporaire. Ce n’est pas une protection contre une immersion permanente, qui relève d’IP68. Pour un bassin, fontaine ou éclairage sous-marin, IP67 n’est pas le bon indice — il faut un IP68 spécifié explicitement pour la profondeur visée.

    Autre point : IP67 ne dit rien de la résistance aux jets d’eau à haute pression. Étonnamment, un IP67 peut être moins étanche qu’un IP65 face à un jet direct sous pression, parce que les essais d’immersion et les essais de jet sollicitent le boîtier différemment. Si vous avez les deux contraintes (jet ET immersion), cherchez un produit double-certifié IP66/IP67 ou IP65/IP67.

    Tableau récapitulatif — quel IP pour quel emplacement

    Synthèse par emplacement type, à recouper avec votre exposition réelle (vent dominant, débord de toit, présence d’eau de ruissellement) :

    • Intérieur sec (couloir, palier, cellier sec) : IP20 suffit. Inutile de payer plus.
    • Intérieur humide (cuisine ouverte, buanderie, salle de bain hors volumes 0/1) : IP44 minimum.
    • Garage non chauffé, cave, abri de jardin fermé : IP44.
    • Sous auvent couvert ou marquise : IP44 à IP54 selon la profondeur d’abri.
    • Façade extérieure avec débord de toit ≥ 30 cm : IP54.
    • Pignon, façade exposée, mur sans casquette : IP65.
    • Projecteur solaire en plein champ : IP65 minimum, IP66 idéal.
    • Borne d’allée, capteur au sol, bord de piscine hors volumes normés : IP65 minimum, IP67 recommandé.
    • Zone inondable, terrasse en bois exposée stagnation : IP67.
    • Immersion permanente (bassin, fontaine, sous-marin) : IP68 spécifié.

    Une lecture pragmatique : pour la grande majorité des particuliers en zone tempérée non maritime, IP54 couvre les façades abritées et IP65 couvre tout le reste. IP67 reste un complément pour les configurations exposées au sol ou au ruissellement.

    Pour aller plus loin sur les critères de choix complets (portée PIR, angle, autonomie, sensibilité crépusculaire), consultez notre guide complet détecteurs de mouvement. Pour les modèles autonomes à piles ou batterie, voyez la sélection détecteurs autonomes et alarmes.

    Questions fréquentes

    Un détecteur IP44 peut-il être posé sous abri de jardin sans porte ?

    Oui, à condition que l’abri ait un toit débordant et que le mur de fixation soit protégé des projections directes par les côtés. Si l’abri est ouvert d’un côté face au vent dominant, la pluie poussée par les rafales peut atteindre le détecteur — dans ce cas, IP54 est plus sûr. À vérifier au cas par cas selon l’orientation.

    Vaut-il toujours mieux prendre IP65 ?

    Non. IP65 implique souvent un boîtier plus massif, une lentille de Fresnel plus épaisse (potentiellement moins sensible aux mouvements lents à distance), et un prix plus élevé. Pour un détecteur posé en intérieur ou sous auvent fermé, IP65 n’apporte rien et coûte plus cher. Dimensionnez selon l’exposition réelle, pas par principe.

    L’indice IP s’altère-t-il avec le temps ?

    Oui. Les joints en élastomère sèchent et durcissent (typiquement après 5-10 ans selon exposition UV et amplitude thermique). Une vis de boîtier mal serrée après un changement de pile peut suffire à dégrader l’étanchéité. Les chocs (coups de tondeuse sur une borne basse, gel répété) fissurent les boîtiers PC ou ABS. Un détecteur classé IP65 d’origine peut tomber à un équivalent IP44 effectif après quelques années si l’entretien est négligé.

    L’indice IP couvre-t-il les UV et le gel ?

    Non. IP ne code que poussière et eau. La tenue aux UV (jaunissement des plastiques, fragilisation), au gel et aux écarts thermiques relève d’autres critères (matériau du boîtier, plage de température de fonctionnement). Cherchez la mention de la plage de service sur la fiche fabricant : un détecteur d’extérieur sérieux affiche au minimum -20 °C à +50 °C.

    Quelle différence entre IP65 et IP66 ?

    Le premier chiffre est identique (6 = étanche poussière). Le second passe de 5 à 6 : on tolère un jet d’eau plus puissant (100 L/min contre 12,5 L/min). En pratique résidentielle, peu de cas d’usage justifient IP66 si IP65 est tenu. IP66 prend du sens en bord de mer (embruns), zone industrielle ou pour des installations nettoyées régulièrement à haute pression.

    Choisir le bon indice IP, c’est avant tout regarder l’exposition réelle de l’emplacement et ne pas payer pour ce qui ne servira pas — ni économiser sur ce qui finira par lâcher dans deux hivers. Pour parcourir notre sélection par usage et par IP, direction la boutique.

  • Comment régler un détecteur de mouvement extérieur — sensibilité, temporisation, lux

    Un détecteur de mouvement extérieur sorti du carton est rarement réglé pour votre configuration. Les valeurs usine sont des compromis : sensibilité au maximum, temporisation moyenne (1 à 5 minutes), seuil lux en mode auto crépuscule. Résultat : la lampe se déclenche dès qu’un chat traverse, reste allumée dix minutes pour rien, ou refuse de s’allumer en plein jour gris. Le réglage prend dix à quinze minutes et un tournevis plat 3 mm.

    Trois potentiomètres rotatifs, trois fonctions distinctes, plus l’orientation physique du capteur. C’est tout ce qu’il y a à toucher sur la grande majorité des modèles PIR du marché — du Steinel allemand au Legrand français en passant par les modèles chinois rebrandés sous diverses marques distributeurs. Ce guide détaille chaque vis de réglage, ce qu’elle change réellement dans la zone de détection, et comment éviter les trois erreurs classiques : faux déclenchements à répétition, allumage permanent en pleine journée, et zone aveugle juste devant la porte d’entrée.

    Les 3 potentiomètres qu’on trouve sur 90% des détecteurs extérieurs

    Sous le capot ou derrière le diffuseur orientable, presque tous les détecteurs PIR extérieurs grand public exposent trois molettes accessibles au tournevis plat :

    • SENS (SENSITIVITY) : règle l’amplification du signal infrarouge capté. Plus on monte, plus le détecteur perçoit de petits écarts thermiques et voit loin.
    • TIME (TIMER, ou simplement T) : durée pendant laquelle le relais de sortie reste fermé après un déclenchement. Va typiquement de 5 secondes à 12 minutes selon les modèles.
    • LUX (parfois SUN/MOON, repéré par une icône soleil et une icône lune aux deux extrémités de la course) : seuil de luminosité ambiante en dessous duquel le détecteur autorise l’allumage. Permet d’inhiber la lampe en plein jour.

    Quelques modèles ajoutent un quatrième réglage pour la durée d’apprentissage au démarrage (warm-up de 30 à 60 secondes), un mode twilight qui maintient un éclairage de fond à basse intensité après le passage, ou un sélecteur de retrigger. Si vous voyez une molette supplémentaire non documentée, consultez la fiche fabricant avant d’y toucher.

    Point essentiel avant de tourner quoi que ce soit : ces trois réglages sont indépendants côté électronique, mais leur résultat perçu se combine. Une sensibilité forte couplée à un lux mal calé déclenche la lampe en pleine journée nuageuse. Une temporisation longue masque les déclenchements suivants pendant tout le compte à rebours. Réglez donc dans cet ordre : LUX d’abord, TIME au minimum pour faciliter les tests, SENS en dernier. On remonte le TIME à sa valeur d’usage seulement à la toute fin.

    Quasi tous les modèles utilisent une rotation horaire pour augmenter la valeur : sens des aiguilles d’une montre = MAX. Tournez doucement, sans forcer en butée, le potentiomètre est fragile et un blocage cassé n’est pas réparable sur ces boîtiers moulés.

    Réglage de la sensibilité (SENS) — éviter les faux déclenchements du voisinage

    La sensibilité contrôle deux choses simultanément : la portée maximale (distance à laquelle le détecteur réagit encore) et le delta thermique minimal (écart entre la cible et l’arrière-plan en dessous duquel rien ne se passe). Un humain à 7 mètres en hiver émet un fort contraste avec l’air à 2°C : le détecteur réagit même à sensibilité basse. Le même humain à 12 mètres en été à 28°C génère un contraste faible : il faut monter SENS pour le voir.

    Position de départ recommandée : 50% de la course du potentiomètre. C’est la zone où les faux déclenchements deviennent rares sans sacrifier la portée utile.

    Sources classiques de faux déclenchements à éliminer en baissant SENS :

    • Chats et petits animaux qui traversent l’allée la nuit.
    • Branches d’arbre agitées par le vent devant le capteur, surtout au printemps avec feuillage chauffé par le soleil qui bouge dans le champ.
    • Rayonnement chaud d’une route asphaltée en été qui se refroidit brutalement à l’arrivée d’un nuage.
    • Reflets sur une vitre voisine ou une carrosserie de voiture garée à proximité.
    • Sortie de VMC ou évacuation chaudière qui crache de l’air chaud par intermittence dans le champ du détecteur.

    Si la lampe se déclenche sans raison apparente plusieurs fois par nuit, baissez SENS d’un quart de tour et observez 48 heures. Ne descendez jamais en dessous de 20% : à ce niveau, le détecteur rate les vrais passages humains, surtout par temps doux.

    À l’inverse, si quelqu’un peut traverser le bas de l’allée sans rien déclencher, deux options : monter SENS à 75-80% ou repositionner le détecteur. Monter au-delà de 80% augmente exponentiellement les faux positifs sans gagner beaucoup de portée — l’orientation physique paie toujours plus que l’amplification électronique. Pour comparer les comportements selon les marques et les principes de détection, consultez le guide complet détecteurs de mouvement.

    Réglage de la temporisation (TIME) — combien de temps la lampe reste allumée

    La temporisation est la durée d’allumage forcé après une détection. Pendant ce délai, le détecteur maintient simplement sa sortie active. Sur certains modèles équipés du mode retrigger, chaque nouveau mouvement détecté pendant la temporisation remet le compteur à zéro et prolonge l’éclairage. Vérifiez la documentation pour savoir si votre modèle fonctionne ainsi — la différence change tout pour les zones de circulation.

    Valeurs typiques de la course du potentiomètre TIME selon l’usage :

    • Butée min (5-10 secondes) : pratique pour tester le réglage SENS, pas utilisable au quotidien.
    • 30 à 60 secondes : ouverture de porte, sortir les poubelles, traversée rapide de l’allée.
    • 2 à 3 minutes : entrée principale, terrasse, zone où l’on s’arrête quelques instants.
    • 5 à 12 minutes : usage industriel, parking, allée longue à parcourir lentement avec les bras chargés.

    Cas spécifique des lampes LED : une LED supporte sans souci des cycles allumage/extinction rapides, contrairement aux halogènes qui s’usent à chaque allumage. On peut donc se permettre des temporisations courtes (45 secondes) sans réduire la durée de vie du luminaire.

    Problème classique après quelques mois ou un hiver : la temporisation devient erratique, durée variable, parfois 10 secondes parfois 5 minutes pour le même geste. Cause la plus fréquente : condensation à l’intérieur du boîtier qui affecte le condensateur du circuit RC pilotant le timer. Vérifiez l’étanchéité du joint capot et l’état du presse-étoupe. Si vous trouvez des traces vertes d’oxydation sur le circuit, le détecteur est en fin de vie — la réparation interne d’un boîtier IP44 moulé n’est pas rentable face à un remplacement.

    Pour le confort d’usage, beaucoup de bricoleurs règlent TIME à 1 minute et ajustent après une semaine d’utilisation réelle. Trop long = pollution lumineuse, voisins agacés, surconsommation. Trop court = lampe qui s’éteint pendant qu’on cherche ses clés sous la pluie.

    Réglage du lux (LUX) — seuil jour/nuit, mode crépuscule

    Le potentiomètre LUX définit la luminosité ambiante en dessous de laquelle le détecteur autorise l’allumage. C’est un seuil binaire : au-dessus, la lampe ne s’allume pas même si un mouvement est détecté ; en dessous, l’allumage suit fidèlement la détection PIR.

    Trois positions de référence sur la course du potentiomètre :

    • Position soleil (MAX, butée horaire) : le détecteur autorise l’allumage quelle que soit la luminosité ambiante. Utile pour tester en pleine journée. Ne jamais laisser cette position en usage normal — la lampe se déclencherait toute la journée.
    • Position lune (MIN, butée anti-horaire) : seuil très bas, environ 3 à 10 lux selon les modèles. La lampe ne s’allume que dans la nuit franche. Mode économique mais peut laisser une zone sombre au crépuscule.
    • Position intermédiaire : seuil 30 à 100 lux selon les modèles. Couvre l’aube et le crépuscule. Bon compromis pour usage domestique.

    Réglage pratique : positionnez la molette en début de nuit tombante, quand la luminosité ambiante correspond au seuil que vous voulez obtenir. Tournez très lentement depuis la position lune vers la position soleil jusqu’à ce que la LED de test s’allume (ou que la lampe principale réagisse à un mouvement). Vous venez de caler le seuil à la luminosité du moment.

    Si le détecteur s’allume en plein jour gris, c’est presque toujours un seuil LUX réglé trop haut, proche de la position soleil. Tournez d’un quart de tour vers lune et observez sur 24 heures.

    Cas particulier : détecteur monté sous un avant-toit profond, à l’ombre permanente. La cellule perçoit moins de lumière que la zone réelle de l’allée — il faut donc placer le seuil plus bas que la valeur logique, sinon le détecteur s’allume dès qu’un nuage passe. Pour explorer les options de luminaires intégrés avec cellule déportée, voyez la catégorie éclairage extérieur à détecteur.

    Orientation et inclinaison — où viser pour couvrir l’allée sans la rue

    Un détecteur PIR ne voit pas comme un œil humain. Sa zone de détection est composée de lobes — des cônes successifs définis par les facettes de la lentille de Fresnel. Le mouvement est détecté quand une source thermique traverse d’un lobe au lobe voisin (passage d’une zone perçue comme froide à une zone perçue comme chaude par le capteur). Conséquence directe : un mouvement perpendiculaire à l’axe du détecteur est détecté beaucoup mieux qu’un mouvement frontal qui ne traverse aucune frontière entre lobes.

    Règles pratiques de pose à respecter :

    • Hauteur de montage : 2,2 à 2,5 m pour un PIR grand public. Plus bas, la portée se réduit et les animaux génèrent des faux déclenchements. Plus haut, l’angle de vue devient défavorable et la sensibilité aux mouvements humains debout chute.
    • Inclinaison verticale : 5 à 15° vers le bas. Beaucoup de boîtiers ont une charnière repérée par des graduations imprimées.
    • Orientation du capteur : visez perpendiculaire au passage attendu. Si l’allée fait 6 mètres de long, montez le détecteur sur le côté de l’allée, jamais en bout d’allée face à elle.
    • Éloignement des sources thermiques parasites : conduit de cheminée, sortie sèche-linge, climatiseur extérieur, regard d’égout. Comptez 1,5 m de distance minimum.

    Pour limiter la portée à l’allée sans déborder sur la rue, deux techniques cumulables : utilisez les caches latéraux fournis avec la plupart des modèles (ils découpent le champ de vision en occultant certaines facettes de la lentille de Fresnel), ou inclinez plus fortement le boîtier vers le bas pour que les lobes les plus lointains tapent le sol avant la limite de propriété.

    Si vous équipez une zone isolée sans alimentation 230V disponible (cabanon, fond de jardin, allée détachée du bâti), regardez les détecteurs autonomes à pile, qui suivent exactement les mêmes principes de réglage.

    Test pratique — marcher dans la zone et ajuster

    Avant de monter définitivement le détecteur sur sa platine, faites une session de test au sol ou sur un escabeau, alimentation branchée mais en condition réelle de pose (hauteur, inclinaison).

    1. Placez LUX en position soleil pour autoriser un test en pleine journée.
    2. Placez TIME au minimum, 5 à 10 secondes, pour enchaîner les tests rapidement sans attendre la fin de chaque temporisation.
    3. Placez SENS à 50% de la course.
    4. Demandez à un assistant de marcher lentement dans les différentes zones de l’allée, en partant des extrémités vers le centre. Vous observez visuellement quand la lampe s’allume.
    5. Notez sur un papier les zones où la détection est trop précoce (rue, jardin du voisin) ou trop tardive (visiteur déjà arrivé à la porte avant l’allumage).
    6. Ajustez SENS d’un cran à la fois, retestez à chaque modification. Une seule variable changée à la fois, sinon vous ne saurez plus quel réglage a produit quel effet.
    7. Quand la zone de détection est satisfaisante, remontez TIME à la valeur d’usage : 1 à 3 minutes pour une entrée standard.
    8. Ramenez LUX en position lune, puis tournez progressivement vers soleil à la tombée du jour, jusqu’à obtenir l’allumage juste au crépuscule souhaité.

    Faites un test final à la nuit tombée : marchez vous-même dans la zone en gardant un œil sur les faux déclenchements (chat du voisin, voiture qui passe au loin, drapeau qui bat au vent). Laissez le système tourner 3 à 5 jours avant de toucher quoi que ce soit. Beaucoup de réglages parfaits en test révèlent des défauts à l’usage réel : passage facteur le matin, voiture qui rentre tard, chat noctambule qui prend l’habitude de couper l’allée. Tous ces cas se corrigent par micro-ajustements une fois identifiés.

    Conclusion

    Trois molettes, une inclinaison, dix minutes de test. Le réglage d’un détecteur de mouvement extérieur n’a rien de mystérieux une fois qu’on a compris ce que fait chaque potentiomètre. La règle d’or : LUX puis TIME court puis SENS, ajustement par incréments d’un quart de tour, période d’observation de 5 jours avant nouvelle retouche. Si malgré tous les réglages la zone reste mal couverte ou les faux déclenchements persistent, c’est généralement le matériel qui est inadapté — angle de vue insuffisant, lentille bas de gamme, capteur dégradé par les UV après plusieurs hivers. Pour comparer les modèles selon leur angle, leur portée et le nombre de facettes Fresnel, parcourez la boutique.

    Questions fréquentes

    Mon détecteur s’allume tout le temps en pleine journée, que faut-il régler ?

    Le réglage LUX est trop proche de la position soleil. Tournez le potentiomètre marqué LUX (ou icône soleil/lune) d’un quart de tour vers la position lune, puis testez à différentes heures pendant 24 heures. Si le problème persiste avec LUX en butée lune, vérifiez que la cellule photosensible (petite fenêtre noire à côté du capteur PIR principal) n’est pas masquée par une feuille morte, une toile d’araignée ou un dépôt de saleté. Un coup de chiffon microfibre suffit. Si le détecteur est posé sous un avant-toit profond, la cellule peut être trompée par l’ombre permanente — il faudra alors placer le seuil très bas, presque en butée lune.

    Pourquoi la temporisation ne fonctionne plus correctement après quelques mois ?

    Cause la plus fréquente : infiltration d’humidité dans le boîtier qui affecte les composants du circuit de temporisation, notamment le condensateur du circuit RC. Vérifiez le joint du capot et l’état du presse-étoupe d’entrée de câble. Si le détecteur est classé IP44 ou plus, démontez-le pour inspecter visuellement le circuit. Une trace verte d’oxydation ou de l’eau visible signe l’arrêt définitif. Les détecteurs IP44 d’entrée de gamme tiennent rarement plus de 2 à 3 hivers en exposition pleine pluie. Pour une longue durée de vie, visez IP65 minimum et privilégiez la pose sous abri partiel comme un débord de toit.

    Comment régler le détecteur quand il fait face à un chemin de passage piéton ?

    Trois leviers combinés. D’abord baisser SENS à 30-40% pour réduire la portée du détecteur en dessous de la distance au trottoir. Ensuite utiliser les caches latéraux livrés avec la plupart des modèles pour obturer la portion de lentille qui voit vers la rue. Enfin, incliner le boîtier plus fortement vers le bas, 15 à 20°, pour que les lobes lointains tapent le sol avant la limite de propriété. Si malgré ces trois réglages combinés le passage piéton déclenche encore, le détecteur n’est pas posé au bon endroit — déplacez-le pour qu’il voie perpendiculaire à votre allée et non parallèle à la rue.


  • Brancher un détecteur de mouvement avec un interrupteur (va-et-vient mixte)

    Un détecteur de mouvement seul fonctionne en automatique, point. Dès que la détection se coupe et que la temporisation expire, la lampe s’éteint. Dans la vie réelle, ce mode tout-ou-rien pose problème : on veut parfois forcer l’éclairage allumé pendant un dîner sur la terrasse, ou au contraire couper la lumière la nuit pour ne pas la voir se déclencher à chaque chat qui passe. La solution propre, c’est le montage mixte : un détecteur câblé en parallèle d’un interrupteur classique, ce qu’on appelle un va-et-vient mixte ou un montage avec dérogation manuelle.

    Ce guide détaille le schéma de principe, les étapes de pose, les deux modes de forçage possibles, et les questions qu’on se pose au moment de raccorder les fils.

    Pourquoi combiner détecteur et interrupteur — le besoin réel

    Un détecteur PIR (Passive Infrared) commande la lampe en fonction de la chaleur en mouvement dans son champ. C’est efficace pour un éclairage de passage : couloir, entrée, garage, allée extérieure. Le souci, c’est qu’il décide tout seul. Trois situations dans lesquelles ça coince :

    • Vous êtes immobile dans la pièce (lecture, télé, repas). Le détecteur ne voit plus de mouvement et coupe la lampe au bout de sa temporisation, généralement 30 secondes à 10 minutes selon le réglage.
    • Vous voulez la lampe éteinte alors que le détecteur déclenche à cause d’animaux, de branchages, ou de la circulation visible depuis le capteur.
    • Vous voulez la lampe allumée en continu, par exemple pour bricoler dans le garage sans avoir à bouger devant le capteur toutes les deux minutes.

    Le câblage mixte permet de garder l’automatisme par défaut et d’ajouter un interrupteur de dérogation qui prend la main quand on en a besoin. C’est exactement le même principe qu’un va-et-vient d’escalier, sauf que l’un des deux commutateurs est remplacé par un détecteur de mouvement. Pour les bases du déclenchement automatique, on retrouve les fondamentaux dans le guide complet détecteurs de mouvement.

    Le câblage en va-et-vient : un détecteur en parallèle d’un interrupteur classique

    Le principe est simple : le détecteur et l’interrupteur sont tous les deux capables d’envoyer la phase vers la lampe. Si l’un OU l’autre est fermé, la lampe s’allume. Électriquement, ils sont en parallèle sur la même sortie.

    Concrètement, le détecteur de mouvement utilisé doit avoir trois bornes accessibles :

    • Une borne L (phase entrante, arrivée du 230 V).
    • Une borne N (neutre).
    • Une borne de sortie commutée, souvent notée L’, OUT ou Load. C’est elle qui envoie la phase vers la lampe quand la détection est active.

    L’interrupteur classique, lui, va simplement court-circuiter la phase d’entrée et la sortie commutée du détecteur. Quand on bascule l’interrupteur en position fermée, on envoie directement la phase vers la lampe, sans passer par l’électronique du détecteur. La lampe reste allumée tant que l’interrupteur reste fermé, peu importe ce que voit le capteur.

    Important : tous les détecteurs n’acceptent pas ce montage. Certains modèles bas de gamme n’exposent que deux fils en sortie et ne tolèrent pas qu’une phase soit injectée en aval. Vérifier sur la fiche fabricant que le détecteur supporte un montage en parallèle avec un interrupteur, ou explicitement la fonction « override » / « commande manuelle ». Les détecteurs vendus dans la catégorie éclairage intérieur avec détecteur précisent généralement cette compatibilité dans la notice.

    Schéma de principe — phase, sortie commune, retour

    Le câblage repose sur quatre conducteurs depuis le tableau :

    • Phase (rouge, marron ou noir selon installation) : amenée au point haut, distribuée vers le détecteur et l’interrupteur.
    • Neutre (bleu) : amené directement à la lampe et au détecteur si celui-ci en a besoin pour son alimentation.
    • Retour lampe (généralement violet, orange ou noir selon la convention de l’installateur) : entre la sortie commutée et la lampe.
    • Terre (vert/jaune) : continuité de masse vers la lampe métallique le cas échéant.

    Logique de circulation :

    1. La phase arrive sur la borne L du détecteur ET sur une borne de l’interrupteur (les deux en parallèle).
    2. La sortie L’ du détecteur ET l’autre borne de l’interrupteur sont reliées ensemble, sur le même fil, qui part vers la lampe.
    3. Le neutre va directement à la lampe, sans passer par les commutateurs.

    Conséquence : si le détecteur ferme sa sortie (détection active) OU si l’interrupteur est fermé (forçage manuel), la phase atteint la lampe. C’est la définition même d’un OU logique en câblage parallèle.

    Variante à éviter — l’interrupteur en série en amont du détecteur

    Certains tutoriels expliquent à câbler l’interrupteur en série, en amont de la borne L du détecteur. Ce montage existe et est plus simple, mais il a un défaut : si l’interrupteur est ouvert, le détecteur n’est plus alimenté, donc inactif. On perd la fonction automatique dès qu’on coupe manuellement. À éviter sauf si on veut justement un « interrupteur d’inhibition générale » et qu’on accepte de ré-armer manuellement.

    Étapes de pose — couper, identifier les fils, raccorder, refermer

    1. Couper l’alimentation au disjoncteur du circuit concerné. Vérifier l’absence de tension avec un détecteur de tension sans contact sur chaque fil. Toujours, sans exception. Le 230 V tue.
    2. Démonter l’ancien interrupteur ou le boîtier d’arrivée. Repérer les fils présents. En neuf, on tire les conducteurs depuis le tableau. En rénovation, on retrouve le plus souvent une phase, un retour lampe et un neutre. Si le neutre n’est pas présent dans la boîte d’interrupteur (cas fréquent en ancien), il faut le ramener — beaucoup de détecteurs en ont besoin pour leur électronique.
    3. Identifier la phase à l’aide d’un multimètre, après remise sous tension prudente, puis recouper. La phase est le fil qui présente 230 V par rapport à la terre quand l’installation est sous tension.
    4. Câbler le détecteur : phase sur L, neutre sur N, fil partant vers la lampe sur L’ (sortie commutée).
    5. Câbler l’interrupteur en parallèle : une borne reçoit la phase, l’autre borne est reliée au même fil qui part vers la lampe (donc en commun avec L’).
    6. Raccorder la lampe : fil de retour sur la phase commutée, neutre direct, terre si présente.
    7. Refermer les boîtiers, fixer le détecteur à son emplacement définitif, remettre sous tension.
    8. Tester les deux modes : interrupteur ouvert, marcher devant le détecteur, vérifier que la lampe s’allume puis s’éteint après la temporisation. Interrupteur fermé, vérifier que la lampe reste allumée en continu.

    Réglages côté détecteur après pose : seuil de luminosité (LUX) pour qu’il ne déclenche qu’à la nuit tombée, temporisation (TIME) pour la durée d’allumage après dernière détection, sensibilité (SENS) pour le rayon de détection. Ces trois molettes sont quasi systématiques sur les modèles standards.

    Cas : forcer la lampe allumée manuellement même de jour

    Le détecteur a un seuil de luminosité réglable. En journée, même s’il détecte un mouvement, il n’allume pas la lampe — c’est voulu. Sauf que dans un garage sans fenêtre ou un cellier sombre, on a besoin de la lampe même en plein midi.

    Avec le câblage mixte décrit ci-dessus, il suffit de basculer l’interrupteur en position fermée. La phase part directement vers la lampe, le détecteur est court-circuité. La lampe reste allumée tant qu’on ne rebascule pas l’interrupteur. C’est le mode « manuel forcé ON ».

    Cas concret : un atelier dans un sous-sol. Détecteur PIR au plafond, interrupteur près de l’établi. La majorité du temps, on rentre, on bricole 30 secondes, on ressort — le détecteur gère. Quand on s’installe pour une session longue (peinture, ponçage, soudure), on appuie sur l’interrupteur, la lumière reste fixe pendant deux heures, on rebascule en partant.

    Précision importante : sur certains détecteurs avec fonction de mémorisation, un double appui rapide sur l’interrupteur (off-on-off-on en moins de 2 secondes) active un mode « always ON » géré directement par l’électronique du détecteur. Plus besoin de garder l’interrupteur fermé en permanence : c’est le détecteur qui retient la consigne et coupe selon une logique préprogrammée (souvent au prochain matin via le capteur de luminosité). Ce comportement varie d’un fabricant à l’autre, à vérifier sur la fiche fabricant.

    Cas : forcer la lampe éteinte malgré détection

    Situation inverse : la nuit, le détecteur déclenche à chaque passage de chat, de voisin, de phare de voiture sur l’allée. On veut couper la fonction sans tout débrancher.

    Avec le montage parallèle standard, l’interrupteur ne sait que forcer ON, pas forcer OFF. Pour obtenir une vraie inhibition, deux solutions :

    • Solution simple — interrupteur en série en amont : on place un second interrupteur sur la phase d’alimentation du détecteur, en amont de la borne L. Quand on l’ouvre, le détecteur n’est plus alimenté, la sortie est forcément ouverte, la lampe reste éteinte. C’est ce qu’on appelle un « interrupteur d’inhibition ». À combiner avec l’interrupteur de forçage ON pour avoir les deux fonctions.
    • Solution intégrée — détecteur avec mode override : certains détecteurs acceptent un cycle de basculement rapide sur leur propre alimentation pour passer en mode « toujours OFF » jusqu’au prochain cycle jour/nuit. Le mécanisme dépend du firmware, à vérifier sur la fiche fabricant.

    Pour les éclairages extérieurs particulièrement sensibles aux faux déclenchements, baisser la sensibilité et lever le seuil LUX évite souvent d’avoir à câbler une inhibition. Les modèles présentés dans la catégorie éclairage extérieur avec détecteur sont généralement réglables sur ces trois axes.

    Cas particulier — détecteur autonome sur pile

    Les détecteurs autonomes (modèles à pile, sans 230 V) ne se câblent pas en va-et-vient classique : ils communiquent par radio ou pilotent une lampe intégrée. Le forçage manuel y est géré soit par un bouton physique sur le détecteur, soit par une télécommande dédiée. Le câblage parallèle décrit ici concerne uniquement les détecteurs filaires 230 V. Pour les modèles sans fil, voir détecteurs autonomes et alarmes.

    Questions fréquentes

    Puis-je avoir 2 interrupteurs et 1 détecteur sur la même lampe ?

    Oui. Le principe reste le même : tous les commutateurs sont en parallèle sur la sortie qui va vers la lampe. Concrètement, on relie la phase à l’entrée L du détecteur et à une borne de chaque interrupteur. Les sorties L’ du détecteur et les autres bornes des interrupteurs sont toutes réunies sur le même fil qui part vers la lampe. N’importe lequel des trois éléments peut allumer la lampe indépendamment. Attention en revanche au calibre du circuit : si la lampe est commandée par plusieurs points depuis des pièces différentes, il faut tirer les fils correctement et éviter les boucles d’induction. Au-delà de deux commutateurs en parallèle, on bascule habituellement sur un télérupteur en tableau, plus propre.

    Quel ordre de câblage si le détecteur est entre l’interrupteur et la lampe ?

    Si l’interrupteur est en amont du détecteur (en série sur la phase d’alimentation L), on perd la fonction automatique dès que l’interrupteur est ouvert : le détecteur n’est plus alimenté. Ce câblage n’a de sens que si on veut un coupe-circuit général. Pour garder l’automatisme ET ajouter une commande manuelle qui force l’allumage, l’interrupteur doit être câblé en parallèle de la sortie L’ du détecteur, pas en série. La phase arrive séparément aux deux organes (L du détecteur et une borne de l’interrupteur), et leurs deux sorties commutées partent ensemble vers la lampe.

    Pourquoi ma lampe ne s’éteint plus la nuit malgré l’interrupteur ?

    Trois causes fréquentes. Premièrement, l’interrupteur est resté fermé : en montage parallèle, un interrupteur fermé maintient la lampe allumée en permanence, indépendamment du détecteur. Vérifier sa position. Deuxièmement, le détecteur déclenche en continu à cause d’une source de mouvement permanente dans son champ — feuillage agité par le vent, rideau près d’une bouche de ventilation, lampe halogène qui rayonne de la chaleur dans le faisceau PIR. Réduire la sensibilité ou réorienter le capteur. Troisièmement, défaut de câblage : si le retour lampe est branché sur la phase permanente au lieu de la sortie commutée, la lampe est alimentée en direct et plus rien ne la coupe. Recouper l’alimentation, démonter, contrôler que la lampe reçoit bien sa phase via L’ et non via L.

    Faut-il un neutre dans la boîte d’interrupteur pour ce montage ?

    Cela dépend du détecteur. La plupart des détecteurs PIR 230 V récents ont besoin du neutre pour alimenter leur électronique interne, en plus de la phase. Si la boîte d’interrupteur d’origine ne contient qu’une phase et un retour lampe (configuration ancienne), il faut tirer un neutre depuis le tableau ou installer le détecteur à un endroit où le neutre est disponible. Quelques modèles de détecteurs fonctionnent sans neutre par captation parasite, mais ils sont incompatibles avec certaines LED basse consommation et peuvent provoquer des clignotements résiduels. À vérifier sur la fiche fabricant avant achat.

    Quelle puissance maximale supporte la sortie commutée du détecteur ?

    La capacité de commutation est indiquée sur la fiche du détecteur, en watts pour les lampes résistives (incandescent, halogène) et souvent en watts ou en VA pour les charges capacitives (LED, fluorescent). Les valeurs courantes vont de 300 W à 1200 W en incandescent et de 100 W à 500 W en LED. Si la lampe à piloter dépasse cette capacité, ajouter un contacteur ou un télérupteur en relais, sinon le contact interne du détecteur grille.

    Le montage mixte couvre 95 % des besoins domestiques : automatisme par défaut, dérogation manuelle quand on en a besoin. Le câblage est à la portée d’un bricoleur méthodique à condition de couper l’alimentation, de vérifier l’absence de tension, et de respecter le rôle de chaque borne (L, N, L’). Pour les configurations spécifiques — extérieur sensible, multi-points, autonomes sur batterie — explorer la sélection complète sur la boutique detecteurmouvement.fr.


  • Brancher un détecteur de mouvement 2 fils — solution pour installation sans neutre

    Détecteur 2 fils : à quoi ça ressemble côté électrique

    Un détecteur de mouvement dit “2 fils” se branche en série sur le câble de phase qui alimente déjà un point lumineux. Concrètement, il vient remplacer un interrupteur classique sans utiliser de neutre dédié dans la boîte d’encastrement. Côté bornier, on trouve deux entrées : une “L in” qui reçoit la phase venant du tableau, et une “L out” qui repart vers la lampe. Le retour électrique passe ensuite par le luminaire puis revient au neutre du tableau via le câble existant déjà en place.

    Cette topologie a une conséquence directe : pour s’auto-alimenter en veille, le détecteur fait passer un très faible courant à travers la lampe en permanence. Ce courant de fuite, suffisant pour réveiller l’électronique interne du module, est aussi la source de la plupart des problèmes constatés en éclairage LED. C’est ce point qu’il faut comprendre avant tout achat ou toute pose, sinon le diagnostic en aval devient incompréhensible.

    Quand on a besoin de cette configuration (rénovation, va-et-vient existant)

    Le besoin du 2 fils apparaît presque toujours en rénovation. Dans un logement ancien, l’interrupteur mural est souvent câblé sans neutre dans la boîte d’encastrement : seuls la phase entrante et le retour lampe transitent par cette boîte. Pas de neutre disponible, donc pas de possibilité de monter un détecteur 3 fils sans tirer un câble supplémentaire dans la gaine ICTA existante.

    Autre cas classique : un va-et-vient existant entre deux interrupteurs sur le même luminaire. On veut basculer l’un des deux postes en automatique (entrée de garage, palier d’escalier) sans casser le va-et-vient. Là encore, on cherche un module qui s’insère sans neutre, en remplacement d’un des deux interrupteurs, sans modifier le câblage amont.

    Enfin, dans une applique extérieure murale déjà câblée pour un interrupteur traditionnel, refaire passer un câble 3G1,5 jusqu’au tableau coûte plus cher qu’un module 2 fils compatible LED. Le 2 fils est donc avant tout un compromis pragmatique pour ne pas saigner les murs ni démonter le faux plafond.

    Les contraintes — puissance minimale de la charge, compatibilité LED

    Le talon d’Achille du détecteur 2 fils tient en une ligne : il doit voir une charge minimale pour fonctionner. Sur la fiche fabricant, on lit souvent une plage du type “40 W mini à 250 W maxi en incandescent” ou “compatible LED de 5 W à 60 W”. Si la lampe installée descend sous le seuil bas, le module ne s’amorce pas correctement et la détection devient erratique.

    Avec une LED de 7 W remplaçant une vieille incandescence de 60 W, on tombe parfois sous le seuil. Les symptômes typiques sont : lampe qui reste faiblement allumée même détecteur “éteint”, clignotement résiduel toutes les quelques secondes, ou flash bref à la coupure. Tout cela vient du courant de veille qui transite par la LED via le module 2 fils.

    Trois leviers pour rendre la pose viable :

    • Choisir un détecteur 2 fils explicitement marqué “LED compatible” ou “trailing edge” — ces modèles intègrent un circuit qui limite le courant de veille à quelques milliampères.
    • Ajouter une lampe supplémentaire en parallèle sur le même circuit pour relever la charge totale au-dessus du seuil minimal indiqué par le fabricant.
    • Brancher un condensateur de compensation (souvent vendu en accessoire par le fabricant, typiquement 0,47 µF / 250 V X2) en parallèle de la lampe pour absorber le courant de fuite.

    Si la fiche produit n’indique pas de seuil minimal LED, considérer le module comme non compatible LED par défaut. Plutôt que de bricoler, partir sur une référence prévue pour LED faible puissance évite plusieurs heures de débogage et un éventuel retour SAV.

    Schéma de raccordement 2 fils — étapes

    Le câblage reste simple, mais il faut couper le disjoncteur concerné au tableau et vérifier l’absence de tension au VAT (vérificateur d’absence de tension) avant toute manipulation. Pas de “je coupe juste l’interrupteur, ça suffit” : c’est faux et c’est l’erreur classique qui coûte un coup de jus.

    1. Couper le disjoncteur du circuit éclairage concerné au tableau électrique. Verrouiller si possible avec un cadenas de consignation.
    2. Vérifier l’absence de tension dans la boîte d’encastrement de l’ancien interrupteur avec un VAT contact ou un multimètre en mode AC volts.
    3. Démonter l’ancien interrupteur. Repérer les deux fils présents : un fil “phase permanente” (souvent rouge ou marron) venant du tableau et un fil “retour lampe” qui repart vers le luminaire.
    4. Identifier laquelle des deux est la phase permanente avec un VAT sans contact remis temporairement sous tension (phase qui sonne en continu), puis recouper le disjoncteur.
    5. Raccorder la phase permanente sur la borne “L” ou “L in” du détecteur. Visser au couple indiqué, vérifier qu’aucun brin de cuivre ne dépasse de la borne.
    6. Raccorder le retour lampe sur la borne “L out” ou “load” du détecteur.
    7. Si le module dispose d’une borne de terre PE, raccorder le conducteur de protection vert/jaune. Sinon, isoler l’extrémité du conducteur de terre dans un domino bouchon.
    8. Régler les molettes du module avant fermeture du boîtier : seuil de luminosité (LUX), durée d’allumage (TIME), sensibilité (SENS). Les positionner en milieu de course pour le premier essai.
    9. Remonter le module dans la boîte d’encastrement, refermer la plaque de finition.
    10. Remettre le disjoncteur. Patienter le temps de stabilisation indiqué par le fabricant (souvent 30 à 60 secondes la première mise sous tension).

    Pour une vue d’ensemble du câblage et des variantes (saillie, encastré, en série de plusieurs modules), voir le guide complet détecteurs de mouvement.

    Vérifications après pose : pas de scintillement résiduel, déclenchement franc

    Une fois le module sous tension et stabilisé, dérouler la check-list suivante avant de refermer définitivement la plaque et de ranger l’outillage :

    • Lampe éteinte au repos, après les 30-60 secondes d’initialisation. Si la LED reste faiblement lumineuse, c’est un courant de fuite excessif — passer au paragraphe condensateur ci-dessus.
    • Déclenchement franc lors d’un passage dans le champ : la lampe doit allumer en moins d’une seconde, à pleine intensité, sans flash bref préalable ni montée graduelle.
    • Extinction propre après la temporisation réglée : pas de clignotement avant coupure, pas d’extinction graduelle si le détecteur n’a pas de fonction soft-off documentée.
    • Stabilité hors champ : positionnement statique à 2-3 mètres pendant 2 minutes, la lampe ne doit pas se rallumer toute seule. Un rallumage spontané indique soit une sensibilité trop élevée, soit une source de chaleur parasite dans le champ (radiateur, écoulement d’air chaud, fenêtre ensoleillée).
    • Couper-rallumer le disjoncteur trois fois de suite : à chaque remise sous tension le module doit reprendre son cycle normalement, sans rester bloqué allumé ni passer en mode test permanent.

    Si un scintillement résiduel persiste après ces étapes, deux pistes : ajouter le condensateur de compensation décrit plus haut, ou remplacer la LED par une référence non-dimmable de meilleure qualité. Les LED bas de gamme sont plus sensibles au courant de fuite parce que leur driver mal filtré laisse passer ce que de meilleurs drivers absorberaient sans clignoter. Un changement de marque de lampe résout parfois ce que des heures de réglage n’arrivent pas à corriger.

    Limites des détecteurs 2 fils — pourquoi on bascule en 3 fils si possible

    Le 2 fils règle un problème de câblage mais en crée d’autres. Les limites les plus fréquentes sont :

    • Pas de mode “allumage forcé” facile. Le module 2 fils n’a pas de neutre pour s’auto-alimenter quand la sortie est coupée, donc imposer la lampe en marche permanente passe souvent par un interrupteur amont, pas par le détecteur lui-même.
    • Compatibilité LED toujours partielle. Même les modules estampillés “LED compatible” ont des seuils bas réels autour de 3 à 5 W : sous cette valeur, comportement aléatoire malgré l’étiquette.
    • Puissance maximale réduite. La plupart plafonnent à 200-300 W LED, contre 800-1000 W pour un détecteur 3 fils alimenté correctement avec neutre dédié.
    • Pas de fonction crépusculaire fine. Le réglage LUX existe mais sa précision est inférieure aux modules câblés avec neutre, qui mesurent la luminosité ambiante via un circuit séparé indépendant de la charge.
    • Pas de relais auxiliaire pour piloter une charge inductive secondaire (ventilation, sirène d’alarme, gâche électrique) en plus de l’éclairage principal.

    Dès qu’on a la possibilité de tirer un neutre dans la boîte — gaine ICTA non saturée, mur creux accessible, faux plafond démontable — basculer en 3 fils élimine 90 % des problèmes constatés. Le surcoût matériel est nul, le seul investissement est le temps de tirage de câble. Sur une rénovation lourde où les cloisons sont déjà ouvertes, ne pas saisir l’occasion de poser un câble 3G1,5 est une économie de bout de chandelle.

    Pour aller plus loin selon l’usage final, voir les détecteurs éclairage intérieur pour couloir et escalier, ou les détecteurs éclairage extérieur pour applique murale et projecteur de façade.

    Questions fréquentes

    Pourquoi ma LED reste faiblement allumée alors que le détecteur est censé être éteint ?

    C’est le symptôme typique du courant de fuite résiduel sur un détecteur 2 fils non compatible avec la puissance LED installée. Le module fait transiter quelques milliampères à travers la lampe pour s’auto-alimenter en veille. Sur une LED, ce courant suffit à faire briller faiblement le luminaire. Solutions : remplacer par un détecteur explicitement marqué “compatible LED basse puissance”, ajouter le condensateur de compensation fourni en accessoire, ou augmenter la charge totale en plaçant plusieurs LED en parallèle pour dépasser le seuil mini.

    Quelle puissance minimale faut-il prévoir sur la sortie d’un détecteur 2 fils ?

    La valeur exacte est à vérifier sur la fiche fabricant du modèle choisi, elle varie d’une référence à l’autre. En ordre de grandeur, un détecteur 2 fils classique demande 40 W mini en incandescent, et un modèle compatible LED descend généralement à 3-5 W mini. Sous le seuil bas, le module perd son auto-alimentation et le comportement devient instable : non-déclenchement, scintillement, ou allumage permanent faible. Le seuil haut limite la puissance maximale pour ne pas griller l’électronique de commutation interne.

    Peut-on convertir un branchement 2 fils en 3 fils plus tard ?

    Oui, à condition de pouvoir faire passer un conducteur de neutre depuis la lampe ou le tableau jusqu’à la boîte d’encastrement du détecteur. Si la gaine ICTA existante a de la place, l’opération prend une heure. Sinon, il faut soit ouvrir une saignée, soit poser une goulotte apparente, soit alimenter le détecteur depuis une autre boîte proche déjà câblée en neutre. Le module 2 fils peut être remplacé par un module 3 fils standard une fois le neutre tiré — souvent moins cher et plus fiable que le 2 fils initial sur le long terme.

    Pour comparer les références 2 fils compatibles LED, condensateurs de compensation et modules 3 fils, voir la boutique complète. Si l’installation reste bloquée par l’absence de neutre et la complexité du tirage de câble, les détecteurs autonomes sur pile évitent toute intervention électrique.


  • Comment brancher un détecteur de mouvement 3 fils — schéma pas à pas

    Un détecteur de mouvement 3 fils, c’est le câblage le plus courant en éclairage résidentiel : une phase, un neutre, et une sortie charge qui pilote la lampe. Si vous arrivez ici avec un détecteur dans une main et trois fils dans l’autre, ce guide montre où va quoi, dans quel ordre, et ce qu’il faut vérifier avant de remettre sous tension. Aucun raccourci sur la sécurité : on coupe au disjoncteur, on contrôle au VAT, on referme proprement.

    Le branchement 3 fils en une phrase

    Sur un détecteur de mouvement 3 fils, vous avez exactement trois conducteurs côté détecteur : une entrée phase (L), une entrée neutre (N) et une sortie charge qui repart vers le luminaire. Le neutre de la lampe, lui, est raccordé directement au neutre du circuit dans la boîte de dérivation, pas via le détecteur.

    Autrement dit : le détecteur est inséré sur la phase et fournit une phase commutée à la lampe. Le neutre traverse la boîte sans passer par le module. C’est ce qui distingue un branchement 3 fils d’un branchement 2 fils (utilisé quand le détecteur remplace un interrupteur sans neutre disponible). Pour le contexte général, voir le guide complet détecteurs de mouvement.

    Identifier les 3 fils : phase (L), neutre (N), charge (sortie vers lampe)

    Avant de toucher quoi que ce soit, repérez les trois fils côté détecteur. Sur la quasi-totalité des modèles vendus en France, le code couleur des borniers respecte la norme NF C 15-100 :

    • L (phase) — fil marron ou rouge. Entrée 230 V depuis le disjoncteur.
    • N (neutre) — fil bleu clair. Retour du circuit.
    • Charge (sortie commutée) — souvent noir, parfois marqué Load, L’, L-out ou repéré par un pictogramme d’ampoule. C’est le fil qui repart vers la lampe.

    Côté boîte de dérivation, vous trouverez en général :

    • L’arrivée du disjoncteur (phase + neutre + terre).
    • Le départ vers le luminaire (phase commutée + neutre + terre).
    • Les trois fils du détecteur lui-même.

    Si les couleurs sont incohérentes (vieux câblage en coton, rénovation passée à l’arrache), ne devinez pas : repérez la phase au testeur de tension avant de couper, puis étiquetez chaque fil au scotch d’électricien avec un marqueur. Cinq minutes de marquage évitent une heure de dépose.

    Le cas du fil de terre

    Un détecteur de mouvement standard à boîtier plastique (classe II, marqué d’un double carré) n’a pas de borne de terre — c’est normal. En revanche, le luminaire, lui, peut être en classe I et exiger la terre. Dans ce cas, la terre du circuit va directement au luminaire dans la boîte de dérivation, sans passer par le détecteur.

    Outils et matériel — coupe-circuit obligatoire avant de toucher au câble

    Liste minimale pour un branchement propre :

    • Tournevis isolé 1000 V — plat et cruciforme PH1.
    • Pince à dénuder réglable (section 1,5 mm² ou 2,5 mm²).
    • Pince coupante.
    • Vérificateur d’absence de tension (VAT) bipolaire, type Fluke T90 ou équivalent. Un tournevis testeur néon ne suffit pas : il indique la présence d’un champ, pas l’absence réelle de tension.
    • Wago 221 ou dominos selon préférence — éviter les vieux barrettes en porcelaine non isolées.
    • Multimètre si vous devez identifier la phase a posteriori.
    • Étiquettes adhésives ou scotch d’électricien + marqueur.

    Côté câblage, vérifiez la section sur la fiche fabricant du détecteur. La majorité des modèles résidentiels accepte du 1,5 mm² (typique éclairage) jusqu’à 2,5 mm². Au-delà, à vérifier sur la fiche fabricant.

    Si vous installez en extérieur, le boîtier doit être au minimum IP44 (projections d’eau). Sous abri exposé, visez IP54 ou IP65. Les modèles adaptés sont listés dans la catégorie éclairage extérieur avec détecteur.

    Étape 1 — couper le disjoncteur et vérifier l’absence de tension

    L’étape sautée par les pressés et qui envoie des gens aux urgences. Procédure non négociable :

    1. Coupez le disjoncteur du circuit éclairage concerné au tableau. Si plusieurs circuits passent dans la même boîte, coupez-les tous — ou coupez le différentiel amont si vous avez un doute.
    2. Verrouillez ou apposez une étiquette « ne pas réenclencher » si quelqu’un d’autre est dans le logement.
    3. Posez votre VAT sur la phase suspectée : si le voyant reste éteint et qu’aucun bip ne sonne, la tension est nulle. Testez ensuite VAT entre phase et terre, puis entre neutre et terre pour confirmer.
    4. Testez le VAT lui-même sur une source connue active avant et après l’opération, pour vérifier qu’il n’est pas en panne (méthode dite des « trois tests »).

    Tant que vous n’avez pas confirmé l’absence de tension au VAT, vous ne touchez pas un fil dénudé. Le 230 V tue. C’est statistiquement rare, mais c’est définitif.

    Étape 2 — raccorder phase et neutre sur le détecteur

    Hors tension confirmée, ouvrez la boîte de dérivation et présentez le détecteur. Dénudez les fils sur 9 à 11 mm (la longueur de dénudage est généralement indiquée par un repère sur le bornier — sinon, à vérifier sur la fiche fabricant).

    1. Borne L du détecteur : raccordez le fil de phase venant du disjoncteur (marron/rouge). Serrez fermement à la main, sans forcer comme un sauvage : un serrage excessif déforme la borne, un serrage faible chauffe et peut fondre.
    2. Borne N du détecteur : raccordez le neutre du circuit (bleu). Sur certains modèles à pile ou à recharge solaire, le neutre n’existe pas côté détecteur — relisez la notice avant de chercher une borne fantôme.
    3. Vérifiez visuellement qu’aucun brin de cuivre ne dépasse à l’extérieur de la borne. Un brin qui touche un autre conducteur = court-circuit à la remise sous tension.

    Si le détecteur est livré avec une queue de cochon (3 fils déjà sortis du boîtier au lieu d’un bornier), utilisez des Wago 221 pour faire la jonction avec le câblage de la boîte. Un Wago bien fermé sur cuivre rigide 1,5 mm² tient mécaniquement et électriquement aussi bien qu’une borne à vis, et se démonte sans abîmer le fil.

    Étape 3 — relier la sortie charge à la lampe

    C’est l’étape où la majorité des erreurs se produisent. La sortie charge du détecteur (souvent notée Load, L’, L-out ou pictogramme ampoule) n’est PAS la phase d’entrée. C’est la phase commutée par le détecteur : elle ne devient active que lorsque le détecteur déclenche.

    1. Raccordez la borne charge du détecteur au fil qui part vers le luminaire (souvent noir ou violet dans la boîte de dérivation).
    2. Dans la boîte, raccordez ce même conducteur à la phase d’entrée du luminaire.
    3. Le neutre du luminaire est raccordé directement au neutre du circuit, dans la boîte — pas via le détecteur. Utilisez un Wago ou un domino pour mettre en parallèle : neutre arrivée + neutre détecteur + neutre départ luminaire.
    4. La terre, si présente, va directement de l’arrivée vers le luminaire, sans passer par le détecteur (sauf modèle classe I, à vérifier sur la fiche fabricant).

    Charge maximale supportée

    Tout détecteur a une puissance maximale commutable, indiquée en watts incandescent et en watts LED — ces deux valeurs diffèrent fortement. Exemple typique pour un modèle résidentiel : 1000 W incandescent / 300 W LED. La valeur LED est plus basse parce que les drivers LED présentent un courant d’appel (inrush current) élevé qui sollicite le relais à chaque allumage.

    Vérifiez avant raccordement que la somme des puissances des lampes pilotées reste sous le seuil LED indiqué. Au-delà, le relais interne grille en quelques semaines à quelques mois.

    Étape 4 — refermer, remettre sous tension, tester

    Câblage terminé, on contrôle avant de fermer définitivement :

    1. Tirez doucement sur chaque fil au niveau de chaque borne — si un fil sort, la borne n’est pas serrée correctement.
    2. Vérifiez qu’aucun brin de cuivre ne dépasse, qu’aucun fil n’est pincé entre le boîtier et son support.
    3. Rangez les fils dans la boîte sans les casser à angle vif. Si la boîte est trop pleine, prenez une boîte plus profonde plutôt que de tasser comme un sandwich.
    4. Refermez la boîte de dérivation et fixez le détecteur sur son support.

    Réenclenchez le disjoncteur. Présentez-vous devant le détecteur. La plupart des modèles entrent en phase d’auto-calibration de 30 à 60 secondes au premier branchement : la lampe peut clignoter ou rester allumée pendant cette phase. C’est normal — à vérifier sur la fiche fabricant pour le délai exact de votre modèle.

    Une fois calibré :

    • Réglez la temporisation (TIME) au minimum pour les premiers tests — typiquement 5 à 10 secondes.
    • Réglez la sensibilité crépusculaire (LUX) sur la position soleil/diurne pour pouvoir tester en plein jour. Vous remettrez sur position lune en fin de réglage.
    • Réglez la sensibilité de détection (SENS) à mi-course pour démarrer.
    • Passez devant le détecteur. La lampe doit s’allumer dans la seconde et s’éteindre après la temporisation programmée.

    Si rien ne se passe, repassez au paragraphe « erreurs fréquentes » plus bas avant de redémonter.

    Erreurs fréquentes : confondre la sortie charge avec la phase, oublier la mise à la terre

    Quatre erreurs représentent l’écrasante majorité des dysfonctionnements observés en SAV :

    1. Inverser phase d’entrée et sortie charge

    Symptôme : la lampe reste allumée en permanence, indépendamment du détecteur. Cause : la phase a été raccordée sur la borne charge et la sortie charge sur L. Le détecteur reçoit du 230 V dans le mauvais sens et le relais est court-circuité par le câblage externe. Coupez immédiatement et recâblez.

    2. Oublier de raccorder le neutre du luminaire

    Symptôme : la lampe ne s’allume jamais, même quand le détecteur clique au déclenchement (vous entendez le relais). Cause : le neutre du luminaire est resté dans la boîte sans être raccordé au reste du circuit. Le détecteur fonctionne, mais la lampe n’a pas de retour.

    3. Oublier la mise à la terre côté luminaire

    Symptôme : pas de panne visible, mais danger électrique réel si le luminaire est en classe I (corps métallique). Un défaut d’isolement met le corps de la lampe sous tension sans déclencher le différentiel. La terre n’est jamais optionnelle sur un luminaire classe I.

    4. Dépassement de la charge LED maximale

    Symptôme : fonctionnement OK pendant quelques jours, puis le détecteur reste allumé en permanence ou ne déclenche plus. Cause : le relais a fondu suite à des courants d’appel répétés. Pas réparable, à remplacer.

    Autres erreurs ponctuelles

    • Boîte de dérivation trop pleine : risque de pincement et d’échauffement. Prévoir un modèle 60 mm de profondeur minimum.
    • Section de fil incohérente entre arrivée et départ : utiliser la même section sur tout le circuit.
    • Réglage LUX laissé en position nuit pendant les tests diurnes : le détecteur ne déclenche pas parce qu’il considère qu’il fait jour.
    • Détecteur orienté face au soleil : déclenchements intempestifs liés aux variations thermiques. Orienter à 90° de la trajectoire des passants attendus, pas face au sud.

    Pour un déclenchement autonome sans câblage 230 V (pile ou solaire), voir les modèles de la catégorie détecteurs autonomes et alarmes. Pour les détecteurs intégrés à des plafonniers ou hublots intérieurs, la catégorie éclairage intérieur avec détecteur regroupe les modèles tout-en-un qui évitent justement le câblage en boîte de dérivation.

    Questions fréquentes

    Que faire si je n’ai que 2 fils dans ma boîte de dérivation ?

    Vous avez un câblage en va-et-vient ou un câblage économique sans neutre. Deux options : soit installer un détecteur 2 fils (compatible câblage interrupteur, mais charge minimale requise sur la lampe — incompatible avec certaines LED de très faible puissance), soit tirer un neutre depuis la boîte la plus proche. Un détecteur 3 fils ne fonctionnera pas correctement avec seulement 2 fils disponibles.

    Faut-il un neutre obligatoirement ?

    Pour un détecteur 3 fils, oui : il a besoin du neutre pour alimenter son électronique en permanence (la phase d’entrée seule ne suffit pas). Si votre installation n’a pas de neutre disponible, orientez-vous vers un détecteur 2 fils, qui se branche en série comme un interrupteur traditionnel mais accepte une plage de charge plus restreinte.

    Le détecteur grésille au déclenchement, est-ce normal ?

    Un léger « clic » mécanique du relais à chaque déclenchement est normal — c’est le contact qui se ferme. En revanche, un grésillement continu ou un bourdonnement audible signale soit une charge LED incompatible (driver en conflit avec le relais), soit une borne mal serrée. Coupez, contrôlez les serrages, et vérifiez la puissance LED maximale sur la fiche fabricant.

    Puis-je rallonger les fils avec un domino ?

    Oui, à condition que la jonction soit faite dans une boîte de dérivation accessible (jamais enfermée dans un mur ou un faux plafond sans accès). Un domino correctement serré sur cuivre rigide tient parfaitement. Les Wago 221 sont une alternative plus rapide et tout aussi fiable. Évitez les vieux dominos en porcelaine non isolés et les jonctions à scotch — non conformes et dangereuses.

    Mon détecteur déclenche tout seul sans personne devant, pourquoi ?

    Trois causes principales : exposition directe au soleil (variations thermiques captées par le capteur PIR), proximité d’une source de chaleur (radiateur, bouche d’air chaud, conduit de cheminée) ou sensibilité réglée trop haute. Baissez SENS d’un cran, déplacez le détecteur hors de l’axe direct du soleil, et vérifiez qu’aucune source de chaleur n’est dans son cône de détection.

    Pour passer commande sur un modèle compatible avec votre installation, parcourez la boutique complète. Branchement 3 fils maîtrisé : un disjoncteur coupé, un VAT testé, trois bornes serrées dans le bon ordre, et la sortie charge bien identifiée. Si un doute subsiste sur l’identification d’un fil, on étiquette et on vérifie au multimètre — on ne devine jamais.